[GRAPHIQUES] Adolescence, amours, printemps et identité

Titre : Ceux qu’on choisit de Sarah Winifred Searle

Résumé : Winifred fait sa rentrée au lycée, et cette année, elle va se réinventer.
Restée seule après le départ de ses meilleures amies, Wini appréhende cette rentrée qu’elle va devoir affronter seule. Mais en classe d’art, elle fait la connaissance d’Oscar et April, deux êtres sensibles et rebelles.
Entre soirées clandestines et publication de fanzines, Winifred commence enfin à sortir de sa coquille. Mais il reste un secret qu’elle n’a pas le courage d’avouer… et ce mensonge pourrait bien lui coûter ces amitiés fraîchement nouées.

Radar à diversité : pp grosse et saphique avec des TCA, ps trans

Mon avis : Ce roman graphique est aussi un mémoire des années adolescentes de l’autrice. Il parle avec beaucoup de tendresse de cette période compliquée, de la solitude, de l’amour sous toutes ses formes, d’identité. Winifred va rencontrer de nouvelles personnes, se découvrir petit à petit. Entre les années 2000 et les discussions autour de la dépression, je me suis vraiment retrouvée dans cette histoire. J’ai beaucoup aimé que la fin ne soit pas un happy ending mais plutôt quelque chose de très réaliste.
Je suis l’illustratrice depuis longtemps et j’aime toujours autant ce qu’elle fait, je suis contente de voir l’un de ses livres enfin traduit en France.

Titre : Amours croisés de Laura Nsafou et Camélia Blandeau

Résumé : Yari rencontre Hide qui lui convient en tous points. Mais ils n’ont pas la même conception de la relation amoureuse et sont éprouvés tant par leurs envies que par leurs limites. Leur relation met en lumière leurs différends et pose les questions de l’exclusivité et de la jalousie.
Une romance moderne qui explore de multiples façons d’aimer aujourd’hui.

Radar à diversité : pp Noire, li asiatique et polyA, ps Noire et saphique

Mon avis : Une BD intéressante qui aborde l’amour et toute la complexité des relations modernes. Entre ce que l’on cherche, ce que l’on veut, ce qu’on croit qu’on veut et ce qu’on a, il n’est pas toujours facile de démêler tout ça. Yari et Hide voient tous les deux les choses de manière très différente.
À travers les personnages secondaires, on nous dépeint encore d’autres situations, d’autres histoires.
En plus de ça, ça se passe à Paris avec des personnages qui ne sont ni des ados, ni des quarantenaires désabusés et ça fait du bien à voir.
Les illustrations sont en plus de ça vraiment belles !

Titre : Soixante printemps en hiver d’Aimée De Jongh et Ingrid Chabbert

Résumé : Le jour de son 60e anniversaire, Josy refuse de souffler les bougies de son gâteau. Sa valise est prête. Elle a pris une décision : celle de quitter mari et maison pour reconquérir sa liberté en partant avec son vieux van VW ! Sa famille, d’abord sous le choc, n’aura dès lors de cesse de la culpabiliser face à ce choix que tous considèrent égoïste. Josy va heureusement tenir bon, trouvant dans le CVL (« Club des Vilaines Libérées ») des amies au destin analogue et confrontées à la même incompréhension sociétale… Mais cela suffira-t-il pour qu’elle assume sa soif d’un nouveau départ ? Et qu’elle envisage peut-être même un changement d’orientation sexuelle ? Oui, si l’amour s’en mêle. Ou pas…

Radar à diversité : pp saphique

Mon avis : J’ai eu un beau coup de coup pour cette BD et ça vient probablement du fait qu’on parle de vieilles femmes saphiques. On en voit encore trop peu en littérature !
À 60 ans Josy va tout envoyer valser : son mari, sa maison, sa petite routine pour partir avec quelques affaires et son van. Pour sa famille c’est l’incompréhension totale. C’est l’histoire d’une femme qui cherche à retrouver sa liberté après avoir passé des années à jouer les rôles qu’on lui a attribué d’office, celui d’une mère de famille et d’une épouse.
Jose va faire la rencontre du Club des Vilaines Libérées, d’autres femmes qui, comme elle, veulent une vie différente quitte à être traitées de sorcières.
C’est une histoire très tendre et triste qui m’a chamboulée.

Titre : Genre queer de Maia Kobabe

Résumé : Dans Genre Queer, Maia Kobabe offre le récit intense et cathartique de son chemin vers l’identification en tant que personne genderqueer (ou non binaire, c’est-à-dire qui déroge aux normes de genre et de sexualité) et asexuelle, et celui de son coming out auprès de sa famille et de la société. Parce qu’elle traite d’identité de genre – ce que cela signifie, comment l’appréhender –, cette histoire se révèle un guide aussi nécessaire et utile qu’il est touchant.

Radar à diversité : auteurice non-binaire (ille/lo) et asexuel.le

Mon avis : Donner son avis sur une histoire auto-biographique ce n’est jamais facile. Qui suis-je pour dire que juger l’expérience et le vécu d’une personne ?
En tout cas ici, l’auteurice nous relate l’exploration de son identité de son enfance à aujourd’hui. Ille nous raconte son parcours, ses doutes, ses moments de joie sans rien nous cacher. Ille nous parle de sa famille, de l’école, de vêtements…
Il y a un côté assez didactique aussi, presque de guide ce qui rend ce roman graphique très accessible pour tout le monde. En plus de ça les illustrations sont superbes !
Ce livre fait parti de ceux que des états américains ont banni alors vous pouvez aussi le soutenir à votre échelle en vous le procurant et en le lisant pour découvrir un vécu parmi tant d’autres.

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