[DIVERSITHEQUE] Chronique de Sous ta peau le feu de Séverine Vidal

Résumé : Bordeaux, 1764.
Ange Rouvray accompagne son père médecin dans ses visites auprès des malades. L’épidémie de variole fait rage et pour se protéger, il faut porter un masque, se désinfecter les mains, garder ses distances…
La jeune Esmée de Montagu a vu mourir en quelques semaines son père, son frère, ses sœurs. Elle reste seule avec sa mère, tellement pleine de chagrin qu’elle n’a plus de larmes. La comtesse Isabeau de Montagu, est obsédée par l’idée de garder sa dernière fille en vie. Elle veut tester sur elle une technique controversée et dangereuse et fait appel au docteur Rouvray, qu’elle espère ouvert à cette pratique nouvelle.
Lors de cette visite, Esmée et Ange se rencontrent. Et tombent amoureux.
Mais comment une histoire est-elle possible entre ces deux êtres que tout sépare ?

Editeur : Nathan
Date de sortie : Août 2021
Genre : Historique, YA
Nombre de pages : 260

Radar à diversité : pp saphiques, F/F

L’avis de @planetediversite : Je remercie les éditions Nathan pour l’envoie de ce roman et je m’excuse par avance de n’avoir pas grand chose de positif à dire dessus (ça arrive, c’est pas grave). Comme je n’aime pas descendre un livre sans essayer d’y voir certains bons côtés alors je peux déjà vous dire que c’est une histoire bien écrite et qui se lit très rapidement.
Maintenant, passons au reste.
Tout partait déjà mal avec ce livre car je déteste les romans qui jouent sur l’ambiguïté du genre d’un personnage dans une romance. Je comprends qu’Ange devait se cacher pour pouvoir apprendre la médecine blablabla mais pourquoi le cacher au lecteur pendant si longtemps (dans le résumé tout est genré au masculin pour bien tromper le.a lecteurice) ? Je comprends aussi le côté « Esmée tombe amoureuse d’Ange peu importe ce que soit un garçon ou une fille ». OK. Mais, Esmée « découvre » qu’Ange est une fille lorsque celle-ci se baigne nue (et n’est pas censée être vue). Evidemment, il fallait que cette révélation fracassante passe par une description de l’anatomie de son corps (« deux seins lours et un sexe de femme »). On le voyait venir, on est pas surpris mais on est saoulé.
Je ne peux pas écrire cette chronique sans rappeler ce moment mémorable des jeunes filles qui se lèchent les paupières en s’embrassant. Oui, moi aussi, j’ai cru avoir mal lu à ce moment-là mais soit la phrase était mal tournée, soit c’est un truc de lesbiennes que je ne connaissais pas. Ange et Esmée se reniflent aussi. Qui fait ça ? Bon, tout ça fait surtout très animal et du coup assez déshumanisant.
En parlant de tout ça, j’ai aussi trouvé qu’il y avait énormément de descriptions du corps des deux personnages (seins, fesses…), c’est toujours quelque chose qui me met hyper mal à l’aise notamment quand les personnages sont des adolescents. Encore plus quand ce sont des filles saphiques.
Et le clou du spectacle c’est un bon #buryyourgays trope qui conclut le roman. C’est un roman histoire avec des personnages queer donc forcément l’une des deux doit mourir. On le voyait venir, on est pas surpris mais on est vraiment saoulé partie 2.
Je comprends ce qu’essayait de faire ce roman qui parle aussi du rôle des femmes de ce qu’on leur impose et ce qui leur est interdit mais je n’ai rien trouvé de révolutionnaire ici. On sent qu’on a voulu faire le parallèle entre l’épidémie de variole et notre situation actuelle. Bon, pourquoi pas.
Malheureusement, je ne me suis ni attachée aux personnages, ni à leur relation, ni à rien du tout.

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