[DIVERSITHEQUE] Chronique de Le journal de Nisha de Veera Hiranandani

Résumé : Nisha, une jeune Indienne, a grandi dans le nord du pays avec son frère jumeau Amil, et leur père hindou. Les enfants n’ont pas connu leur mère musulmane. Ils sont entourés de leur grand-mère et de Kazi, leur cuisinier musulman. Depuis peu, on parle de l’indépendance du pays. Nehru, Gandhi et la classe dirigeante disent que le peuple va se libérer de la domination britannique. Mais on entend aussi dire que musulmans et hindous ne pourront plus coexister. Nisha et sa famille vont devoir s’exiler à Jodhpur, mais que va devenir Kazi ? Nisha se sent elle-même à moitié musulmane et hindoue. Comment l’indépendance peut-elle signifier la liberté ?
Août 1947. Depuis peu, l’entourage de Nisha ne parle plus que de l’Indépendance ; son pays va être coupé en deux, il y aura l’Inde et le Pakistan. À l’école, sur le marché, les tensions montent entre musulmans et hindous. Il faut partir, mais sur la route la confusion règne et le passage des frontières, dans des régions jusque-là paisibles, s’avère chaotique. Dans son journal, Nisha raconte son exil et cone ses questionnements sur l’identité, la religion, l’amitié et l’amour de son pays.

Editeur : Hatier
Date de sortie : Janvier 2020
Genre : Jeunesse, historique
Nombre de pages : 320
Titre en VO : The Night Diary

Radar à diversité : pp indienne et hindoue, ps indiens et musulmans

L’avis de @planetediversite : On est en 1947 et l’Inde vient de retrouver son indépendance. Le pays est divisé en deux : l’Inde et le Pakistan, un pays pour les hindous, un pays pour les musulmans. Commence alors pour la famille de Nisha un long voyage pour rejoindre leur nouveau pays où l’on suit leur périple à travers son journal qu’elle écrit à sa mère qu’elle n’a jamais rencontré. J’ai beaucoup aimé que cette histoire soit écrite du point de vue d’un enfant, ça n’enlève en rien à la puissance du récit. Si l’histoire est fictionnelle, elle est basée sur de vrais événements. C’est donc un livre qui m’a appris pas mal de choses sur cette période et l’autrice n’hésite pas à montrer l’horreur de la situation à travers des descriptions vivantes.
Nisha doit abandonner tout ce qu’elle connait derrière elle, sa maison, ses amis, une partie de sa famille, qui est elle musulmane, sans même avoir le temps de s’y préparer. C’est une petite fille courageuse, pleine d’imagination et optimiste.
C’est un roman jeunesse mais je le conseille à tout le monde. Il parle d’émotions complexes, d’une petite file qui essaye de comprendre une situation qui la dépasse mais qui l’impacte avec force.

« Avant, je me représentais les gens par leur nom et leur apparence physique, ou par leur travail. Maintenant, quand je pense à tous les gens que je connais, j’essaie de me rappeler s’ils sont hindous, musulmans ou sikhs ; et je me demande qui doit partir et qui doit rester. »

7/10

TW : Islamophobie, famine, déshydratation


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