[DIVERSITHEQUE] Chronique de Les oiseaux du temps de Amal El-Mohtar er Max Gladstone

Résumé : C’est ainsi que nous gagnons.
Bleu et Rouge, deux combattants ennemis d’une étrange guerre temporelle, s’engagent dans une correspondance interdite, à travers les époques et les champs de bataille. Ces lettres, ne pouvant être lues qu’une seule fois, deviennent peu à peu le refuge de leurs doutes et de leurs rêves. Un amour fragile et dangereux naîtra de leurs échanges. Il leur faudra le préserver envers et contre tout.
Les Oiseaux du temps fait partie de ces romans inoubliables qui nous ressourcent et nous rappellent avec douceur et justesse que l’humanité, l’altérité et l’amour sont les réponses universelles à nos besoins essentiels.

Editeur : Mnémos
Date de sortie : Mai 2021
Genre : SF, adulte
Nombre de pages : 160
Titre en VO : This Is How You Lose the Time War

Radar à diversité : pp lesbienne et Noire, pp lesbienne
TW : sang, scènes de guerre (light)

L’avis de @mangeusedelivres : Ce livre montre une relation forte qui se construit par le médium des lettres (même sous des formes autres que de l’encre et du papier, leurs lettres restent des lettres dans leur configuration et leur utilisation). Elles pourraient communiquer avec des technologies très avancées mais elles ne le font pas car les lettres sont plus vraies et personnelles. Elles se réfèrent même aux codes victoriens d’écriture de lettres, une époque où des relations fortes et durables étaient entretenues par les lettres.
Ça parle d’être seul et connecté à un tout, de vouloir être soi-même en dehors de la communauté tout en ne supportant pas d’être laissé seul
Ça parle de trouver sa propre morale et de tomber dans l’autre personne de façon si complète que rien ne compte d’autre. De se trouver dans l’autre.
J’ai adoré. Déjà l’écriture est poétique, d’une poésie si juste dans mon cœur ! (de personne qui ne lis pas de poésie) Ce que j’aime dans la poésie c’est le jeu avec les mots, les champs grammaticaux. Ici c’est tout à fait ça, on peut pressentir et voir venir les changements dans le cœur des protagonistes en repérant le vocabulaire des plantes (lie au côté du Jardin) et celui des machines (lié au côté de l’Agence). L’amour des deux femmes se lit avec un plaisir profond, leurs railleries, les découvertes que chacune fait sur elle même dans les mots de l’autre. L’histoire est passionnante, leur correspondance se fait à travers plusieurs médiums. On voit d’abord l’une exécuter une mission puis tomber sur une lettre sous une forme étonnante, puis elle rend la pareille à l’autre. On visite les différents mondes, ou plutôt réalités alternatives ainsi que leurs passés et futurs, qui sont tous plus colorés et diversifiés les uns que les autres. J’ai su dès les premiers chapitres que ce livre allait me marquer et je l’ai savouré délicatement pour faire durer le plaisir malgré le peu de pages ! Pour moi c’est vraiment un livre qui a une empreinte particulière et une personnalité dont on se souviens tendrement.

Tropes : enemies-to-lovers, « i have to kill you » lovers
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