[DIVERSITHEQUE] Chronique de La fortune sourit aux disparus de Stephen Spotswood

Résumé : New York, années 40. Lillian Pentecost, la détective privée la plus renommée de Manhattan, n’est plus toute jeune et a besoin d’un allié digne de ce nom. Le hasard fait qu’elle croise la route d’une certaine Willowjean Parker, une petite fugitive travaillant dans un cirque, capable de manier les couteaux comme personne.
Willowjean ne peut décliner le salaire mirobolant que Ms. P lui offre pour mener les enquêtes en tandem. À peine embauchée, elle se voit embarquée dans une mission délicate pour élucider le meurtre d’une jeune veuve de la haute société, retrouvée morte chez elle après une consultation avec une voyante. L’arme du crime : la boule de cristal…

Editeur : Calmann-Lévy
Date de sortie : Mars 2021
Genre : Adulte, cosy mystery
Nombre de pages : 464

Radar à diversité : pp bi, relation F/F, pp avec une sclérose en plaque
TW : homophobie, violences physiques homophobes

L’avis de @planetediversite : Je n’aurais jamais pensé un jour lire un roman policier adulte. C’est un genre que je ne lis pas du tout mais celui-ci avait une femme bisexuelle en personnage principal et on est dans du cosy mystery donc je me suis laissée tenter. Et comme j’ai eu raison !
On suit donc Willowjean qui travaille dans un cirque et qui va être au mauvais endroit au mauvais moment. Elle va rencontrer Lillian Pentecost, une très grande détective privée, qui cherche quelqu’un pour la seconder et va porter son intérêt vers Willowjean. La relation entre les deux femmes, la relation de travail puis au fur et à mesure l’amitié qui s’est installée (on les suit trois ans après leur première rencontre), est vraiment la meilleure partie du roman pour moi. J’ai adoré le fait que des femmes soient le centre d’un roman policier dans les années 40. Will et Lillian ont des caractères différents, des façons de travailler différentes mais chacune apprend beaucoup de l’autre. Le duo fonctionne très bien.
J’ai aussi adoré l’ambiance de New York dans les années 40. Le côté historique apporte une atmosphère vraiment sympa au livre. Au final, on est pas vraiment dans du « cosy mystery » (on est bien loin des plaines anglaises) mais plutôt dans quelque chose de « vintage ».
L’enquête prend une place importance dans le récit et pour une fois j’ai aimé cette partie là (comme quoi tout arrive dans la vie) ! On est plongé au coeur d’une famille où un drame vient de se passer et on essaye de démêler les nœuds de l’intrigue avec les personnages. Comme je le disais je lis très peu de romans avec des enquêtes donc impossible de vous dire si la résolution est facile ou prévisible. Moi en tout cas je n’avais rien vu venir.
J’avais un peu peur de lire un homme écrire une femme saphique dans un contexte historique mais de mon point de vue j’ai trouvé ça plutôt bien fait. La romance (je ne vous dirais pas entre qui) est agréable à lire, un peu interdite et c’est tout l’attrait.

« Vous savez qu’au cirque, j’étais habillée comme une danseuse de music-hall et qu’on me jetait des couteaux au visage? Mon seuil de tolérance en matière d’embarras est assez élevé. »

Un roman policier qui met les femmes à l’honneur. Will et Lillian deviennent très vite des personnages auxquels on s’attache et j’ai tellement hâte de les retrouver pour une autre enquête !

10/10

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