[DIVERSITHEQUE] Chronique de Résistance de Samira Ahmed

Résumé : Deux ans et demi depuis l’élection.
Un an depuis que nos réponses sur le formulaire du recensement nous ont valu d’être indexés.
Neuf mois depuis le premier autodafé.
Un mois depuis que le Président des États-Unis a déclaré que « les musulmans constituaient une menace pour l’Amérique ».
Dans un avenir effroyablement proche, Layla Ami – 17 ans – et ses parents sont arrachés à leur foyer et déportés dans un camp de détention pour musulmans américains dans le désert de Californie.
Avec l’aide d’amis d’infortune, eux aussi piégés derrière les barbelés, de son petit ami resté à l’extérieur, et d’alliés inattendus, Layla entame un chemin de lutte pour la liberté et mène la révolte contre le directeur du camp et ses gardiens.

Editeur : Castelmore
Date de sortie : Octobre 2020
Genre : YA, dystopie
Nombre de pages : 448

Radar à diversité : pp musulmane + #ownvoices, li juif et métis
TW : islamophobie

L’avis de @planetediversite : Dans un futur pas si lointain Layla et sa famille sont déportés dans un camp de détention pour musulmans. On les suit donc dans ce nouveau quotidien tout en apprenant plus sur ce futur où les personnes musulmanes sont mises de côté et pointées du doigt. Dans ce roman, pour moi, il y a autant de choses qui fonctionnent que de choses qui n’avaient pas de sens.
Difficile d’aimer une histoire lorsqu’elle est portée par un personnage qui nous touche peu. Layla est pour moi un personnage assez basique des romans de dystopies YA et prend mauvaises décisions sur mauvaises décisions. Elle met régulièrement sa vie (et celle de sa famille) en danger pour rejoindre son petit ami sans vraiment se soucier des conséquences de ses actes. Honnêtement son obsession avec son petit ami m’a très vite tapé sur les nerfs et on se retrouve parfois avec des paragraphes entiers pour nous expliquer à quel point elle l’aime etc. Heureusement Layla elle est aussi résiliente et c’est sa colère qui m’a le plus plu. Tout comme son amitié avec Ayesha qui sait parfois la raisonner. Layla trouve en son amie un soutien que j’ai trouvé très beau à lire.
Les thèmes abordés qui sont puissants et importants : l’islamophobie, le racisme, la suprématie blanche et on sent que même si c’est une œuvre de fiction, ça pourrait arriver et ça arrive déjà en Chine par exemple. C’est ce qui est le plus effrayant ici.
Mais comme je le disais avant certains points m’ont dérangé notamment le : Good White Guy™ qui fait partie des oppresseurs mais est quand même gentil. Je comprends que l’autrice voulait montrer que tous les militaires ne sont pas en accord mais ce qu’ils font mais ? Ils le font quand même ?
Je vous conseille, comme d’habitude, de vous tourner vers des avis de personnes concernées qui en parlent bien mieux que moi.
En tout cas j’aurais aimé que cette lecture, bien que pour des adolescents, soit menée par un personnage un peu moins naïf avec un « méchant » moins caricatural. Mais je souligne l’importance de ne pas fermer les yeux sur ce qu’il se passe aujourd’hui dans nos sociétés et pas seulement dans d’autres pays mais en France aussi.

« Ça relève presque de l’alchimie quand un être humain en touche un autre et rend la solitude un peu moins terrifiante. »


Chroniques ownvoices :

Des ressources pour aller plus loin :

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