[DIVERSITHEQUE] Chronique de One Last Stop de Casey McQuiston

Résumé : Pour la cynique August, 23 ans, déménager à New York est censé lui donner raison : que des choses comme la magie et les histoires d’amour cinématographiques n’existent pas et que la seule façon intelligente de traverser la vie est la solitude. Elle ne peut pas imaginer comment son travail dans une crêperie ouverte 24 heures sur 24 et son emménagement avec trop de colocataires étranges pourraient changer cela. Et il n’y a certainement aucune chance que son trajet en métro soit autre chose qu’un effort quotidien à cause de l’ennui et des pannes électriques.
Sauf qu’il y a cette fille magnifique dans le train.
Jane. Éblouissante, charmante, mystérieuse, impossible Jane. Jane avec ses bords rugueux, ses cheveux ondulés et son doux sourire, jamais sans sa veste en cuir sauve la journée d’August quand elle en avait le plus besoin. Le crush de métro d’August devient la meilleure partie de sa journée, mais très vite, elle découvre qu’il y a un gros problème : Jane ne ressemble pas seulement à une punk rocker de la vieille école. Elle est littéralement bloquée dans le temps depuis les années 1970, et August va devoir utiliser tout ce qu’elle a tenté de laisser dans son propre passé pour l’aider. Il est peut-être temps de commencer à croire en certaines choses, après tout.

Editeur : St. Martin’s Griffin
Date de sortie : Juin 2021
Genre : Adulte, contemporain
Nombre de pages : 432

Radar à diversité : pp grosse et bi, li sino-américaine et lesbienne, ps trans et latinx, ps Noire et queer, ps juif et queer

L’avis de @planetediversite : Je ne suis pas quelqu’un qui m’attache spécialement à des auteurices et qui décident de lire tout ce qu’iels écrivent peu importe ce que c’est. Pourtant Casey McQuiston a réussi, une nouvelle fois, à écrire un roman bouleversant et cette fois c’est sûre : je lirais tout ce qu’iel écrira à l’avenir. Et si Red, White & Royal Blue était une romance adorable ponctuée de vrais problématiques politiques, One Last Stop est une sorte d’OVNI.
August débarque à New-York avec l’envie d’échapper à son passé, à sa famille. Elle va rencontrer ses nouveaux colocataires qui vont rapidement devenir sa famille et une fille dans le métro qui est, en fait, coincée ici depuis les années 70.
Tout d’abord August est un personnage auquel il est très facilement de s’attacher. Elle a la vingtaine, elle est un peu paumée, se veut solitaire et sans attaches mais va finalement s’ouvrir aux personnes qu’elle va rencontrer. Notamment ses colocataires, une belle bande de personnes queer, qui vivent dans un appartement bien trop petit pour eux tous. Et puis surtout, il y a Jane.
Je sais qu’August est le personnage principal de ce roman mais comment ne pas parler de Jane ? Jane qui est le parfait exemple d’une book boyfriend, Jane qui est mystérieuse, sexy, qui se fiche de ce que les autres pensent et vit sa vie pour elle. Jane, la lesbienne des années 70, la militante. Avec son premier livre l’auteurice nous avait déjà prouvé qu’iel sait écrire les romances mais celle-ci est à un autre niveau. Imaginez que l’amour de votre vie soit coincé dans un métro ? Il ne peut pas en sortir, jamais, il ne peut pas marcher avec vous main dans la main dans la rue, vous raccompagnez à votre appartement ou vous embrasser sous la pluie. C’est frustrant, injuste. On vit tous ces sentiments à travers August. L’absence, le manque… Et lorsqu’elles se retrouvent dans le métro, c’est la délivrance. August et Jane ont une relation vraiment tendre mais aussi pleine de flirt et de blagues salaces. Les scènes de sexe sont top tier et donnent très chaud.

“But, you know, that feeling? When you wake up in the morning and you have somebody to think about? Somewhere for hope to go? It’s good. Even when it’s bad, it’s good.”

One Last Stop c’est aussi une lettre d’amour à la communauté queer. En plus de son casting très queer, l’auteurice aborde un peu l’Histoire du mouvement aux Etats-Unis. On a presque l’impression de voyager dans le temps. Et on sent ses personnages qui ont grandit dans la solitude à cause de qui iels étaient et qui maintenant on trouvé leur famille. Ce roman oscille entre nostalgie du passé, la joie du présent et la peur du futur. Pour une histoire d’amour qui parait impossible j’ai trouvé l’histoire pleine d’espoir. C’est toujours compliqué de parler d’un livre qui nous a beaucoup touché alors j’espère avoir fait de mon mieux et vous avoir donné envie de découvrir One Last Stop, un livre grâce auquel vous ne vous sentirez plus jamais seul.e.

« But what I’ve figured out is, I’m never as alone as I think I am. »

10/10

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