[DIVERSITHEQUE] Chronique de Les Abysses de Rivers Solomon

Résumé : Lors du commerce triangulaire des esclaves, quand une femme tombait enceinte sur un vaisseau négrier, elle était jetée à la mer. Mais en fait, toutes ces femmes ne mourraient pas. Certaines ont survécu, se sont transformées en sirènes et ont oublié cette histoire traumatique. Un jour, l’une d’entre elles, Yetu, va leur rappeler, dans ce roman d’émancipation, magique et réflexif, sur la condition noire et sur l’impossibilité d’une justice, en l’absence de vérité.

Editeur : Aux forges Vulcain
Date de sortie : Septembre 2020
Genre : Adulte, fantastique
Nombre de pages : 118

Radar à diversité : cast de personnages Noirs et genderqueer + #ownvoices
TW : esclavage, noyade

L’avis de @planetediversite : J’avais très hâte de découvrir le travail de Rivers Solomon et je suis contente d’avoir commencé avec ce roman. C’est une novella qui explore le trauma générationnel et le poids de l’héritage à travers une histoire de sirènes (ou en tout cas des créatures similaires), l’importance de connaître d’où l’on vient.
L’intrigue commence un fait historique : sur des bateaux les femmes Africaines esclaves qui sont enceintes sont jetées par dessus bord, et continue avec un élément fantastique : ces femmes donnent naissance à des créatures sous-marines appelées Wajinru. On suit alors plusieurs personnages. Il y a d’abord Yetu, c’est l’historienne du groupe, c’est elle qui a emmagasiné tous les souvenirs, la douleur et les traumas de leurs ancêtres. Elle est le personnage qui prédomine dans ce roman et qui va faire des choix difficiles pour se libérer de ce rôle et essayer de comprendre qui elle est en dehors de son Histoire.
Au fil des pages on en apprend aussi plus sur les Wajinru, sur leur naissance, sur leur mode de vie etc.
A travers son récit l’auteurice pose des questions essentielles : qui sommes-nous sans nos souvenirs ? comment se construit-on ? à quel point faut-il se raccrocher au passé ? Et même s’il y a peu de pages et que l’intrigue avance très doucement, j’ai trouvé l’histoire très prenante et impactante.
On notera tout de même la traduction (que je trouve) étrange d’une personnage non-binaire genré au neutre dans la VO alors qu’en VF est utilisé « il ou elle » à plusieurs reprises. Dommage. La ME a expliqué son choix ici si jamais ça vous intéresse.

« Forgetting was not the same as healing »

8/10


 

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