[DIVERSITHEQUE] Chronique de Les Orageuses de Marcia Burnier

Résumé : « Depuis qu’elle avait revu Mia, l’histoire de vengeance, non, de “rendre justice”, lui trottait dans la tête. On dit pas vengeance, lui avait dit Mia, c’est pas la même chose, là on se répare, on se rend justice parce que personne d’autre n’est disposé à le faire. Lucie n’avait pas été très convaincue par le choix de mot, mais ça ne changeait pas grand-chose. En écoutant ces récits dans son bureau, son cœur s’emballe, elle aurait envie de crier, de diffuser à toute heure dans le pays un message qui dirait On vous retrouvera. Chacun d’entre vous. On sonnera à vos portes, on viendra à votre travail, chez vos parents, même des années après, même lorsque vous nous aurez oubliées, on sera là et on vous détruira. »
Un premier roman qui dépeint un gang de filles décidant un jour de reprendre comme elles peuvent le contrôle de leur vie.

Editeur : Cambourakis
Date de sortie : Septembre 2020
Genre : Adulte, contemporain
Nombre de pages : 144

Radar à diversité : pp saphiques
TW : viols

L’avis de @planetediversite : Les Orageuses c’est l’histoire d’une colère. Celle des victimes qui se rassemblent pour la vengeance. La mienne aussi en lisant dans ces lignes une histoire que je connais que trop bien. Proches, inconnus, collègues on aperçoit toutes sortes d’agresseurs et toutes sortes de victimes aussi. On y ressent le silence que la société impose, la sororité qui se forme autour du traumatisme.
Bref, j’ai beaucoup aimé ce roman. Je vous avoue que je suis incapable de vous souvenir des personnages (que j’ai souvent mélangé au fil de l’histoire) et pourtant ça ne me semble pas si important car la colère reste.

« Elle prend le temps de bien les regarder toutes, sorcières mes sœurs, ces vengeresses, pétroleuses, prêtresses, toutes un peu abîmées mais qui ont réussi à se rafistoler comme elles pouvaient. Elle a une bouffée d’amour avant la violence et elle les regarde comme si elle regardait sa famille. »

Il y a certains côtés que j’ai moins aimé sûrement à cause de la rapidité du texte. Mais comme je l’ai dit plus haut ici et maintenant quelques mois après avoir lu le livre ça ne me semble plus si important. L’autrice ne s’embête pas à chercher un style trop fleurit, les mots coupent et ils guérissent. La colère reste.

8/10

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s