[LECTURES GRAPHIQUES] Contes, adaptation, convention et dépression

Titre : Magic Fish de Trung Le Nguyen (VO anglaise)

Résumé : La vraie vie n’est pas un conte de fées.

Mais Tiến aime toujours lire ses histoires préférées avec ses parents dans les livres qu’il emprunte à la bibliothèque locale. C’est déjà assez difficile d’essayer de communiquer avec ses parents quand on est enfant, mais pour Tiến, il n’a même pas les bons mots parce que ses parents ont du mal avec l’anglais. Y a-t-il un mot vietnamien pour ce qu’il traverse ?

Y’a t-il un moyen de leur dit qu’il est gay ?

Radar à diversité : pp gay et vietnamien, ps vietnamiens + #ownvoices

Mon avis : Voilà l’une de mes lectures graphiques préférées de 2020. Je me suis beaucoup attachée à Tiến et à sa famille. Si lui parle principalement anglais, ses parents, eux, parlent en vietnamien ce qui rend la compréhension et les discussions parfois compliquées. Surtout lorsqu’on a quelque chose d’important à dire. On le passé, présent et l’univers des contes qui se mélangent au fil de l’histoire et ça marche à merveille. J’ai beaucoup aimé découvrir que des contes classiques ont leur penchant dans d’autres cultures comme Cendrillon notamment. Chaque conte est narré par un personnage différent et on sent la différence entre l’histoire racontée par un garçon vietnamien né aux Etats-Unis et la même histoire racontée par une personne qui est née et vit encore au Vietnam. Les noms, les vêtements, le cadre, tout change. C’est presque grâce à ces contes que les personnages communiquent et j’ai adoré la fin. Il ne faut jamais sous-estimer l’importance des histoires.

10/10

Titre : Les chroniques de San Francisco

Résumé : San Francisco, fin des années 1970.

Mary Ann Singleton débarque dans la baie après avoir coupé le cordon ombilical et quitté son Ohio natal. Elle trouve refuge dans une pension familiale au 28 Barbary Lane. La propriétaire, Madame Madrigal est, disons, pittoresque mais materne ses locataires avec une inépuisable gentillesse. Et ils en ont tous bien besoin, car  » s’il ne pleut jamais en Californie, les larmes en revanche peuvent y couler à flots « . Mary Ann va devoir s’adapter à cette nouvelle vie, Mona vient de perdre son emploi, Michael cherche l’homme de sa vie…

Radar à diversité : cast de personnages LGBT

Mon avis : Je n’avais jamais lu les romans d’Armistead Maupin car même si ce sont des classiques de la littérature queer, je me méfie toujours de ce qu’il y a été publié il y a longtemps. Dans cette adaptation, je pensais naïvement que peut-être les côtés plus problématiques seraient modifiés ou supprimés. Malheureusement ça n’a pas été le cas donc en plus d’être brouillonne et difficile à suivre, j’ai été gêné par beaucoup de passages. Notamment celui où une femme blanche est devenue une femme Noire à la suite de prise de médicaments. Pour moi si une oeuvre ne peut pas être séparée de son époque, une adaptation doit par contre être sensible aux problématiques de la sienne.

2/10

Titre : Still Sick de Akashi

Résumé : Dans la vie de tous les jours, Makoto Shimizu est une employée modèle, chef déquipe au sein du département de recherche et développement, fiable et honnête. Ce que ses collègues ne savent pas, cest quelle consacre tout son temps libre à dessiner des mangas amateurs (doujinshi) yuri. Jusquau jour où une collègue, Akane Maekawa, passe devant son stand durant une convention et la reconnaît. Entre lindécrottable otaku Makoto et la dépassionnée Akane, qui ne semble rien ny connaître, se lie une relation rafraichissante, dépourvue de faux-semblants. Mais une question reste en suspens. Pourquoi Akane était-elle donc présente à une convention yuri ce jour-là ?

Radar à diversité : F/F

Mon avis : Un manga qui m’a laissé un peu de marbre car si il avait très bien commencé au début avec cette histoire assez mignonne de deux collègues qui se rencontrent dans une convention yuri, je n’ai pas du tout aimé les choix scénaristiques et le changement soudain de personnalité de l’une des héroïnes.

5/10

Titre : Le Goût de la Nectarine de Lee Lai

Résumé : Bron et Max sont liées par un amour puissant et dévorant. Leurs escapades sauvages avec Nessie, la nièce de Max, constituent des îlots de bonheur qu’elles attendent chaque semaine avec impatience. Entraînées par le pouvoir d’imagination de l’enfant, elles peuvent être elles-mêmes et oublier leur quotidien pris en étau entre des tensions familiales, le rejet et l’isolement. Mais les vieux démons de Bron resurgissent et leur relation s’étiole… Les deux jeunes femmes n’auront d’autres choix que de s’ouvrir à leurs soeurs respectives, dont elles se sont autrefois détournées.

Parviendront-elles à laisser de côté leur rancœur et à trouver le chemin de la réconciliation ?

Radar à diversité : pp trans, saphique et en dépression, pp asiatique et saphique + autrice asiatique et trans

TW : transphobie

Mon avis : C’est une BD qui a été une vraie surprise. Je n’accrochais pas trop aux premières planches de dessin mais l’histoire a su me happer. On se retrouve au coeur même d’un couple qui bat un peu de l’aile. La soeur de Max n’accepte pas vraiment Bron et Bron de son côté est en dépression avec son coming-out trans qui s’est très mal passé au sein de sa propre famille. Si Max est l’une des seules personnes sur qui s’appuyer elle se sent aussi coupable de faire subir sa dépression à sa copine. C’est tout un cercle vicieux qui m’a beaucoup parlé. Au final le style graphique a fini par me séduire et c’est une très belle histoire que je suis contente d’avoir découverte.

9/10

 

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