[DIVERSITHEQUE] Chronique de Loveless d’Alice Oseman

Résumé : Georgia n’a jamais été amoureuse, n’a jamais embrassé personne, n’a jamais eu de crush – mais en tant que romantique obsédée par les fanfictions, elle est sûre qu’elle trouvera sa personne un jour. Alors qu’elle commence l’université avec ses meilleurs amis, Pip et Jason, dans une toute nouvelle ville loin de chez elle, Georgia est prête à se lancer dans une histoire d’amour, et avec sa colocataire extravertie à ses côtés et une place dans la Shakespeare Society, son « rêve d’adolescent » est en vue.
Mais Georgia commence à se demander pourquoi l’amour semble si facile pour les autres mais pas pour elle. Avec ces nouveaux termes : asexuelle, aromantique, Georgia est plus incertaine que jamais de ses sentiments.
Est-elle destinée à rester sans amour ? Ou a-t-elle toujours cherché la mauvaise chose ?

Editeur : HarperCollins
Date de sortie : Juillet 2020
Genre(s) : YA, contemporain
Nombre de pages : 320

Radar à diversité : pp ace et aro + #ownvoices, ps bi, ps lesbien, ps non-binaire

L’avis de @planetediversite : Je vais commencer cette chronique en disant simplement que je suis contente de voir un livre sur la représentation asexuelle et aromantique. Je suis sûre que ce livre aidera de nombreuses personnes et que d’autres se sentiront enfin visibles. Comme d’habitude en fin de chronique, vous aurez des liens pour lire des avis de personnes concernées.
Je ne juge pas du tout cette histoire sur sa représentation lorsque je dis que je n’ai vraiment pas aimé ce livre. Ce n’est pas la première fois qu’un livre d’Alice Oseman me déçoit. Déjà, je n’avais pas du tout accroché avec I Was Born For This et là, l’histoire se répète. Dommage.
On suit donc Georgia dans sa transition entre le lycée et la fac où elle fait pas mal de nouvelles rencontres et de nouvelles expériences. Le gros problème pour moi c’est que l’histoire, au final, est assez vide et les scènes se répètent en boucle. Georgia va dans un bar/une fête/en boîte (rayez la mention inutile) -> elle cherche quelqu’un qui lui plaît assez pour tenter quelque chose -> elle se rend compte qu’elle n’en a aucune envie et elle part. A la moitié du livre ce schéma s’est répété au moins trois ou quatre fois. Franchement, je crois qu’on a appris.
J’ai été aussi assez mal à l’aise avec cette pression que ressent Georgia de devoir absolument embrasser quelqu’un avant la fin du lycée comme si c’était presque une anormalité de n’avoir aucune expérience à son âge. Et ayant été quelqu’un qui n’a embrassé personne avec ses 23 ans ça m’a presque fait me sentir mal pour l’adolescente que j’étais alors que je n’ai aucun problème avec ça normalement. Chacun va à son rythme. Et je sais que tout le monde le voit probablement différemment mais c’était vraiment trop insistant.
Et c’est ça le problème de ce livre c’est que je l’ai trouvé très vide au final. Tellement vide que l’autrice à ajouter une romance qui prend presque autant de place que l’histoire de Georgia. Alors évidemment vous savez combien j’aime les romances F/F là n’est pas le problème. Sauf qu’en fait je m’en fichais un peu. Moi ce qui m’intéressait c’était Georgia et j’ai l’impression d’en avoir très peu appris sur elle. Tout le plot qui concerne le groupe de théâtre a très peu capté mon attention. J’ai eu l’impression que des trucs étaient jetés par-ci par-là pour créer du conflit mais ça n’avait pas grand intérêt.
Comme toujours par contre j’ai aimé les messages qu’essayent de faire passer Alice Oseman à travers ses histoires sur l’importance de l’amour platonique, sur l’hétéronormativité de notre société… C’était aussi la première fois que je voyais un personnage aussi sex-positif que Rooney. Je parlais dans le dernier podcast du manque de discours sur la sexualité positive dans les romans YA et j’ai été agréablement surprise.
.
Loveless est évidemment un roman indispensable dans le paysage littéraire et j’espère qu’il ouvrira la voie pour d’autres histoires de ce type. Malheureusement avec moi ça ne l’a pas fait. Je ne sais pas si c’est le fait de savoir qu’Alice Oseman a eu du mal à écrire ce livre mais j’avais l’impression de voir à travers chaque page à quel point l’écriture a été compliqué. Rien ne parut fluide au final.

6/10
Niveau d’anglais :
★‎★☆☆☆

Chroniques ownvoices :

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