[DIVERSITHEQUE] Chronique de C’est pas ma faute de Samantha Bailly et Anne-Fleur Multon

Résumé : Un clic, et la vie de Lolita se retrouve sur YouTube… quel secret cache-t-elle ?Prudence est la plus grande fan de Lolita, la célèbre youtubeuse. Or un jour, Lolita disparaît des réseaux sociaux. Quel secret dissimule son image si parfaite ? Entre disparition et enquête, caméras et écrans, mensonges et vérité, Prudence et Lolita dansent un ballet qui pourrait se révéler mortel…

Editeur : PKJ
Date de sortie : Mars 2020
Genre : YA, contemporain
Nombre de pages : 379

Radar à diversité : pp lesbien et noir, santé mentale + autrice lesbienne
TW : agressions sexuelles, racisme

L’avis de @planetediversite : C’est pas ma faute est un roman addictif où l’on suit le point de vue de deux personnages : Lolita, une youtubeuse beauté/lifestyle qui disparaît du jour au lendemain et Prudence, une de ses fans.
Dès le début du roman, j’ai bien aimé les deux temporalités : suivre le passé en même temps que le présent. Lolita est un personnage qui m’a tout de suite mis assez mal à l’aise. A travers elle, on voit tous les travers du YouTube et ça reste une adolescente très jeune. C’est clairement le but pour montrer son évolution et pour dénoncer des pratiques donc je suppose que ça a bien marché sur moi. On voit l’envers du décor, la vie sous les paillettes que mène cette jeune fille. ,
Prudence, elle, va tout faire pour retrouver sa youtubeuse préférée et on la suit dans une sorte de mini-enquête. Ça doit être mon côté adulte qui parle mais une ado de 15 qui part à l’autre bout de la France sans prévenir personne, ça me fait hérisser les poils des bras. Et même si tout est un peu tiré par les cheveux, ça marche quand même. J’ai pas vraiment cherché plus loin et je me suis laissée embarquer. Par contre, je ne sais pas si je m’étais fait spoilée ou si j’avais juste compris dès le début ce qui était arrivée à Lolita mais du coup, je n’ai pas du tout été surprise par la révélation.
Je pense que le gros point noir du roman c’est tous les sujets traités : les commentaires haineux sur Internet, la pression que peut subir un.e Youtubeur.euse, les partenariats non rémunérés, la santé mentale, les agressions sexuelles, l’homosexualité, le racisme… On a trop de choses, trop mal abordés. J’aurais vraiment préféré que ça se recentre sur YouTube et tout ce que ça cache parce qu’au final le reste n’est traité qu’en surface.
Il faudrait en discuter avec des lecteurices concerné.es mais j’ai par exemple été gênée par le fait que c’est Lolita, une fille blanche, qui fasse remarquer à Prudence qu’elle subit du racisme dans son cours de danse classique. Ça à l’air de durer depuis des années, j’ai trouvé ça étrange que Prudence ne le remarque pas elle-même.
Pareil pour la scène de fin que j’ai trouvé totalement inutile. Ou encore le fait qu’on ne sache jamais ce qu’il se passe après avec le photographe. Voilà, rien n’est vraiment creusé.
.
Comme je le disais plus haut, je me suis vraiment laissée emporter, ça se lit vite et on a envie de connaître la suite.

7/10

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