[DIVERSITHEQUE] Chronique de We Set the Dark on Fire de Tehlor Kay Mejia

Résumé : À l’école pour filles Medio, des jeunes femmes distinguées sont formées à l’un des deux rôles de leur société polarisée. Selon sa spécialisation, une diplômée dirigera un jour la maison d’un mari ou élèvera ses enfants, mais toutes deux se voient promettre une vie de confort et de luxe, loin des fréquents soulèvements politiques de la classe inférieure. Daniela Vargas est la meilleure élève de l’école, mais son brillant avenir ne dépend que personne ne doit découvrir son secret le plus sombre – que son pedigrée est un mensonge. Ses parents ont tout sacrifié pour obtenir de faux papiers d’identité afin que Dani puisse s’élever au-dessus de son rang. Maintenant que son mariage avec un fils d’un politicien important approche à grands pas, elle doit garder la vérité cachée ou être renvoyée en marge de la société, où la famine et la pauvreté règnent en maître.
Mais rien ne la prépare à tous les choix difficiles qu’elle doit faire, surtout quand on lui demande d’espionner pour un groupe de résistants qui lutte désespérément pour apporter l’égalité à Medio. Dani s’accrochera-t-elle au privilège que ses parents ont gagné pour elle, ou renoncera-t-elle à tout ce qu’elle a cherché à obtenir ?

Editeur : Katherine Tegen Books
Date de sortie : Février 2019
Genre : YA, dystopie
Nombre de pages : 384

Radar à diversité : pp latinx, F/F + #ownvoices

L’avis de @planetediversite : We Set the Dark on Fire dépoussière la genre de la dystopie en nous proposant un univers qui fait froid dans le dos et où les femmes ne seraient éduquer qu’à deux rôles possibles. Ici, un mari peut disposer de deux femmes : une Primera qui sera le cerveau de la maison (elle l’accompagne dans les soirées mondaines) et la Segunda sera la beauté (celle qui élève les enfants). Pour nous, ces positions ne nous semblent pas géniales mais à Medio c’est la seule façon pour les femmes de s’extraire de plus basses conditions.
Si je pensais que le roman nous emmènerait au cœur de l’école où sont instruites les jeunes filles, il n’en n’est rien. Le roman commence presque le jour de la remise des diplômes où Dani va donc se marier et devenir une Primera. La Segunda de son mari n’est autre que Carmen, une fille qu’elle déteste.
Pourtant une fois installé dans son rôle de Primera, rien ne se passe comme prévu pour Dani.
Les dystopies suivent en général un même schéma déjà vu mille fois : l’héroïne d’abord un peu passive devient badass et rejoint la rébellion. Ici, on est loin des clichés et j’ai beaucoup aimé ça. Même si, en effet, il est question de résistance, Dani a été éduqué pour se servir de sa tête et c’est avec son intelligence et sa ruse qu’elle mène à bien son projet.
La résistance m’a paru assez réaliste, elle n’a rien de parfait mais elle essaye de se battre. J’ai aimé voir les héroïnes prendre conscience du monde dans lequel elles vivaient.
Dani et Carmen sont des personnages auxquelles on s’attache instantanément. Leur relation est absolument géniale, j’ai adoré comme la romance prenait son temps même si on pouvait sentir à des kilomètres leur attirance l’une pour l’autre.
L’univers de Medio est très bien décrit que ce soit la nourriture, les habits, les habitudes culturels. On est vraiment immergé dans ce monde. L’autrice nous met aussi mal à l’aise en nous montrant une société et une politique qui pourraient être proche de la notre avec ces femmes-objets et ces idées conservatrices.
Enfin une dystopie originale avec un concept aussi horrible que réaliste un peu dans la lignée de la Servante Écarlate mais pour adolescents. Une dystopie qui veut casser les codes du sexisme, du patriarcat et qui aborde aussi des sujets comme l’immigration et les gouvernements corrompus. Un roman à lire sans attendre !

« If we’re not all free, none of us are free. »

8/10

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