[DIVERSITHEQUE] Chronique d’Unicorn Tracks de Julia Ember

Résumé : Mnemba, 16 ans, travaille pour son cousin Tumelo en tant que guide de safari à Nazwimbe. Elle s’entoure des grandes étendues de la savane et des créatures mythiques qui y habitent, non seulement par amour de l’aventure, mais aussi pour échapper à son passé douloureux. Tumelo demande à sa cousine de s’occuper de clients hors du commun : Mr. Harving, un chercheur spécialiste de la faune haute en couleur du continent qu’il n’a pourtant jamais visité, et Kara, sa fille.
Durant leur première rencontre, Mr. Harving et Kara annoncent à Mnemba qu’ils veulent à tout prix voir et étudier des licornes, les animaux les plus difficiles à traquer et à approcher. Le safari permet à Mnemba et Kara de se rapprocher, alors que Kara avoue être fiancée à un homme qu’elle n’aime pas. Durant leur recherche, Mnemba et Kara découvrent qu’un gang torturent des licornes pour utiliser leur pouvoir. Profondément blessées par ce spectacle, Mnemba et Kara mènent l’enquête et décident d’agir pour le bien des licornes, et de Nazwimbe.

Editeur : Harmony Ink Press
Sortie : 21 Aout 2016
Genre : Fantasy
Nombre de page : 180

Radar à diversité : pp noire, pp grosse, romance F/F
TW : mentions non graphiques d’un viol passé

L’avis de @pianocktails : L’univers de Unicorn Tracks est à la fois très proche et très éloigné du nôtre, et le worlbuilding de Julia Ember est particulièrement efficace. Mnemba, qui a toujours habité sur le continent qui correspond à notre Afrique, nous fait découvrir une culture manifestement inspiré de l’Afrique noire, où vivent pourtant des créatures mythiques de l’imaginaire occidental (licornes, phénix, sirènes…). A l’inverse, Kara, vient de l’équivalent de l’Europe du 19e siècle, avec ses sociétés prohibitives et « modernes », qui sont pourtant fondées sur les inégalités sociales et le mariage forcé.
A travers sa rencontre avec Kara, Mnemba parle de l’exotisation qu’elle subit de la part des touristes blancs, et de la supériorité qu’ils pensent avoir, en tant que civilisation. Le passé de Kara, auquel on a accès par bribes, permet de voir qu’en réalité, et par bien des aspects, le Nazwimbe est loin d’être aussi barbare et sauvage que ce que les Blancs pensent. C’est pour moi un des points fort de ce roman.
La relation de Kara et Mnemba, qu’on voit se développer au fil de leurs rencontres avec des créatures extraordinaire, est basée sur un profond respect qui s’entrecoupe de grands moments d’incompréhension venant de leurs expériences du monde radicalement différentes. Leur caractère bien trempé, leur naïveté et leur sens moral les rapprochent pourtant plus que leurs différences ne les séparent. La romance qui se développent entre elles est toute douce, presque discrète.
L’histoire est très rythmée, et il se passe beaucoup de choses en 180 pages, ce qui empêche parfois le développement de thèmes qui sont touchés du doigts trop rapidement. Je pense surtout à la manière dont le personnage qui a subit un viol est présenté : le processus de « guérison » et le retour à des relations sexuelles normales va beaucoup trop vite, et est parfois traité avec peu d’empathie.
Unicorn Tracks reste cependant un très bon roman, aux personnages attachants et à l’histoire palpitante, qui se joue sur fond d’un univers fantastique original.

7/10

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