[DIVERSITHEQUE] Chronique de The Grief Keeper d’Alexandra Villasante

Résumé : Marisol, 17 ans, a toujours rêvé d’être américaine. Elle sait à quoi ressemblent les Américains et les États-Unis grâce à la télévision et à Mme Rosen, une expatriée âgée qui avait employé la mère de Marisol comme domestique. Quand elle s’est imaginée vivre une vie américaine, elle a rêvé d’une vie comme Aimee et Amber, les personnages-titres de sa série préférée. Elle ne s’est jamais imaginée fuir sa maison au Salvador sous la menace de mort et traverser la frontière américaine illégalement.
Mais Marisol et sa petite soeur Gabi ont été arrêtés et leur demande d’asile sera très certainement refusée. Avec vraiment aucune option restante, Marisol saute sur une occasion inhabituelle de rester aux États-Unis. On lui a demandé de devenir une détentrice de chagrin, prenant la peine d’une autre dans son propre corps pour sauver une vie. C’est une étude expérimentale risquée, mais si cela signifie que Marisol peut protéger sa sœur, elle risque tout. Elle n’avait tout simplement jamais imaginé que l’un des risques serait de tomber amoureux, un amour qui pourrait même être assez puissant pour finalement l’aider à affronter son propre chagrin écrasant.

Editeur : G.P. Putnam’s Sons Books for Young Readers
Date de sortie : 11 juin 2019
Genre : YA, contemporain
Nombre de pages : 256

TW : homophobie, mentions de suicide

Radar à diversité : pp latinx, pp lesbienne, romance F/F, PTSD

L’avis de @planetediversite : Pour protéger sa petite soeur et rester aux Etats-Unis, Marisol accepte de participer à une expérience : elle peut désormais soulagée quelqu’un de sa peine et le ressentir à sa place. Ici, l’autrice aborde les discriminations subies par les personnes les moins privilégiées. Dans ce monde où une nouvelle technologie a été mise en place pour retirer les traumatismes et la tristesse de quelqu’un, c’est évidemment à une personne de couleur qu’on demande de soulager une personne blanche.
Marisol, elle, n’a qu’une chose en tête, elle veut donner à sa petite soeur une vie décente loin des horreurs qu’elle a vécu au Salvador. J’ai beaucoup aimé la relation entre les deux soeurs. Malgré les circonstances, elles sont chacune le soleil de l’autre.
Marisol est connectée à une jeune fille dépressive, Rey. C’est à elle qu’elle doit enlever sa douleur et malgré le fait que leur relation aurait pu être assez compliqué à aborder, voir malaisante l’autrice nous a offert une jolie histoire d’amour entre ces deux-là. On passe de moments doux à des moments plus durs avec un juste équilibre.
Entre plein de sujet important comme le traitement des personnes immigrées, les relations familiales, l’homophobie, l’autrice aborde aussi la santé mentale. Le deuil est un sentiment qu’il ne faut pas repousser, qu’il faut ressentir pour avancer. C’est un beau message. Les descriptions de la dépression et du stress post-traumatique sont tellement réels que j’ai du plusieurs reposer le livre pour reprendre mon souffle.
On a plusieurs couches d’expérience parce que Marisol n’est pas qu’une simple immigrée : c’est une adolescente, c’est une soeur, c’est une personne queer, bilingue, traumatisée…
Avec ses personnages imparfaits et si réalistes, The Grief Keeper est un roman que je vous conseille évidemment de lire. L’écriture est en plus de ça très belle. J’ai hâte de lire les prochains romans de l’autrice.

9/10
Niveau d’anglais : ★★☆☆☆

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