[DIVERSITHEQUE] Chronique de Grrrl on the Side de Carrie Pack

Résumé : On est en 1994 et Tabitha Denton déteste sa vie. Elle n’est pas intéressée par les garçons, solitaire et mise à l’écart par d’anciens amis de son lycée de banlieue. Quand elle prend un zine lors d’un concert punk, elle trouve une évasion – une publicité pour une rencontre Riot Grrrl.
Lors de la réunion, Tabitha trouve des filles qui lui ressemblent davantage et un lieu d’appartenance. Mais juste au moment où Tabitha s’installe avec ses nouveaux amis et commence à penser qu’elles se comprennent, Jackie Hardwick, dix-huit ans, entre dans une réunion et change son monde pour toujours. La fière Jackie ne ressemble à personne que Tabitha ait jamais connue. À mesure que ses sentiments pour Jackie grandissent, Tabitha commence à en apprendre davantage sur elle-même et sur les injustices raciales de la scène punk, mais pour être avec Jackie, elle doit également comprendre ses propres privilèges et défendre ce qui est juste.

Editeur : Duet Books
Date de sortie : 8 juin 2017
Genre : YA, historique
Nombre de pages : 230

TW : biphobie, racisme, grossophobie

Radar à diversité : pp bisexuelle, pp grosse, li noire et lesbienne

L’avis de @planetediversite : Ce roman avait tout pour me plaire : de la diversité, une époque assez cool sur les rriot girl et une héroïne qui se déconstruit et se découvre. Mais ce roman a aussi tout fait de travers puisqu’il commence par du « girls on girls hate » inutile. Je me suis dis que ça commençait mal mais que peut-être le personnage principal Tabitha allait justement apprendre que c’était sexiste et anti-féministe au fil du roman. Alors, je n’ai pas refermé le livre tout de suite. J’aurais dû.
Tabitha rejoint donc un meeting Riot Grrrl après un concert punk où elle rencontre notamment Jackie, une femme noire dont elle va tomber amoureuse. Alors déjà Jackie est biphobe, elle explique à Tabitha que comme elle n’est sortie qu’avec deux filles, elle est forcément lesbienne. Ah. D’ailleurs on remarquera que la bisexualité du personnage principal a complètement été effacé du résumé du livre (« elle n’est pas intéressée par les garçons »).
Le personnage principal explique aussi à sa copine qu’elle s’est fait agressée et Jackie répond tout simplement que ce n’est pas si grave et qu’il vaut mieux qu’elle passe à autre chose. Ok, ok.
Plusieurs fois, on demande à Jackie d' »ignorer le racisme », parce que bon « ça arrive tout le temps ». A quel moment, est-ce que c’est une phrase à dire ? Le meilleur passage doit rester celui où une femme blanche explique à Tabitha le racisme que subit Jackie alors même que Jackie le lui a expliqué plusieurs fois.
La seule chose à garder de ce roman c’est la représentation positive du corps gros. Au début de l’histoire, Tabitha a pas mal de haine envers son corps et n’a pas vraiment confiance en elle. Elle va apprendre à s’aimer (bon surtout grâce à l’amour de Jackie mais bon) avec le temps. On ne parle à aucun moment de régime ou de perdre du poids pour s’accepter et ça c’est une bonne chose.
Ce roman promettait beaucoup et n’a rien donné. On est sur du féminisme de femmes blanches et cis qui n’apporte rien et fait même plus de mal que de bien. Je ne vous le conseille évidemment pas et si vous cherchez un roman YA qui parle de féministe ET qui inclut toutes les femmes vous pouvez vous tourner notamment vers : Juliet Takes a Breath de Gabby Rivera.

2/10

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