[DIVERSITHEQUE] Chronique de De Mères en Filles de Maria José Silveira

Résumé : De mères en filles est une plongée dans l’histoire du Brésil à travers une lignée de femmes allant d’Inaia, fille d’un guerrier indien née en 1500, jusqu’à Amanda, jeune Carioca des années 2000. Indigènes, Africaines, Portugaises, Espagnoles, Françaises et un métissage de tout cela, esclaves, libres, sorcières, guérisseuses, amoureuses, meurtrières ou artistes, toutes sont des femmes aux personnalités colorées, complexes et inoubliables. Il y a Guilhermina, chasseuse de fauves, Ana de Pádua, propriétaire d’esclaves et de bétail, Diva Felícia, photographe et voyageuse, ou encore Lígia, activiste politique sous la dictature. À travers cet enchevêtrement de récits et de destins au féminin, Maria José Silveira fait revivre l’histoire de ce colosse aux pieds d’argile qu’est le Brésil.

Editeur : Denoël
Date de sortie : 14 mars 2019
Genre : Historique, adulte
Nombre de pages : 480

TW : viol, racisme, esclavagisme, violences torture, suicide…

Radar à diversité : pp racisées, pp latinx, dépression + #ownvoices

L’avis de @planetediversite : Fascinée par l’histoire du Brésil (grâce aux histoires de ma grand-mère), ce livre a tout de suite attiré mon attention. Avec lui, on navigue dans 500 ans d’histoire au travers des femmes d’une seule et même famille. Chaque chapitre suit une de ces femmes puis sa descendante et ainsi de suite. On y suit des indigènes, des révolutionnaires, des muses puis des artistes, des femmes blanches de bonne famille qui seraient choquées d’apprendre que leurs ancêtres étaient noires, des matriarches… Ne vous attendez pas à vous attachez forcément aux personnages car les chapitres font entre 40 et 100 pages et on passe presque aussitôt à autre chose. Il est aussi compliqué de se souvenir de tout le monde.
L’autrice aborde des tas de sujets, le colonialisme par exemple avec la première femme Inaia (une femme noire native du Brésil), l’esclavagisme aussi puis plus tard la modernité et la liberté des femmes. Je vous recommande de lire sur livre en ayant lu les trigger warning avant parce qu’entre la patriarcat, l’esclavagisme et la dictature, les femmes subissent de nombreuses violences parfois dures à lire.
J’ai aimé que ces femmes soient attirées parfois par des objets ou par des lieux sans qu’elles ne sachent jamais pourquoi. Il n’y a que nous, lecteur-rice-s qui puissions comprendre que c’est lié à leur passé.
J’ai trouvé parfois qu’on s’attardait un peu trop sur les maris/copains/pères de ces femmes. C’est un livre sur elles et la moitié de leur chapitre était consacré aux hommes.
Et vous allez pas me dire qu’en 500 ans aucune de ces femmes n’étaient queer ? Que des hétéros cis en 500 ans ? J’ai des doutes quand même mais bon.
Au final, je pense que ce roman est trop éloigné de ce que je lis d’habitude pour que je l’apprécie vraiment mais je n’ai pas détesté ma lecture et j’avais hâte de rencontrer la prochaine fille à chaque fois. Même si, plus on s’approchait de notre époque, moins ça m’intéressait.
De Mères en Filles n’est vraiment pas le genre de lecture que je propose sur le blog d’habitude mais si vous êtes curieux-ses n’hésitez pas à le tenter !

6/10

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