[DIVERSITHEQUE] Chronique de Final Draft de Riley Redgate

Résumé : La seule sorte de risque que Laila Piedra, 18 ans, aime, c’est celui qu’elle écrit pour les personnages de ses histoires : des mondes épiques de science-fiction remplis de quêtes, d’amour interdit et de robots. Son professeur d’écriture créative lui a toujours dit qu’elle avait un talent particulier. Trois mois avant l’obtention de son diplôme, il est soudainement remplacé – par Nadiya Nazarenko, une romancière primée par le prix Pulitzer, critique et perpétuellement insatisfaite.
Au début, les devoirs excentriques de Nazarenko semblent absurdes. Mais bientôt, Laila est obsédée par l’obtention de l’approbation de la femme. Bientôt, Laila pousse loin sa zone de confort, découvrant les hauts et les bas psychédéliques de la vie nocturne et l’instabilité. Le Dr Nazarenko a laissé croire à Laila qu’elle devait choisir entre perfection et santé mentale, mais rejeter son mentor tout-puissant pourrait être le seul moyen de prospérer.

Editeur : Harry N. Brams
Date de sortie : 12 juin 2018
Genre : Contemporain, YA
Nombre de pages : 272

Radar à diversité : pp équatorienne-canadienne, pp pansexuelle, pp grosse, romance F/F, li coréenne, anxiété

L’avis de @planetediversite : Si, comme moi, vous aimez écrire, ce livre vous parlera forcément. On suit le personnage de Laila, une adolescente qui passe ses journées à écrire des histoires et qui va être, pour la première fois, confrontée aux critiques d’une professeure pas toujours agréable. C’est un roman sur le perfectionnisme, sur les attentes qu’on a de nous-même et sur les limites qu’on franchit parfois alors que notre santé mentale ne le supporte pas. Laila vit avec de l’anxiété et on voit à quel point ça affecte son écriture et sa vie. Comment gérer que ce qu’on aime le plus au monde devienne une source de stress ?
Laila est un personnage que j’ai beaucoup aimé. Elle est pleine d’humour et on se sent rapidement proche d’elle. On la voit grandir, faire des erreurs, devoir traverser des périodes plus compliquées que d’autre. A travers elle l’autrice évoque aussi d’autres thèmes : la pansexualité, le fait d’être métis, de grandir dans un environnement très religieux et le rapport qu’elle a avec sa sexualité.
J’ai aussi beaucoup apprécié la romance entre Laila et sa meilleure amie Hannah. Leur dynamique était agréable à lire même si elle passait parfois un peu à la trappe et j’aurais aimé encore plus de scènes avec elles.
Malgré tout ses bons côtés, Final Draft n’a pas eu l’impact que j’aurais espéré. J’ai parfois trouvé que le roman partait un peu dans tous les sens et je pense aussi qu’être confrontée à autant de douleur de la part d’une autrice m’a mise mal à l’aise. J’ai eu beaucoup de mal à lire les scènes où Laila doute, se fait rabaisser peut-être parce que ça a un peu trop résonné en moi.
Même après ma lecture mitigée, je ne peux pas vous recommander ou vous déconseiller ce roman puisque je ne sais toujours pas quoi en penser. Certain-e-s d’entres vous y trouveront peut-être quelque chose que je n’ai pas su voir. Final Draft reste un roman touchant sur l’anxiété que je ne regrette pas d’avoir découvert.

6/10
Niveau d’anglais :
★★☆☆☆

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