[DIVERSITHEQUE] Chronique de Last Bus to Everland de Sophie Cameron

Résumé : Brody Fair a l’impression que personne ne le comprend : ni ses parents surmenés, ni son grand frère génial, et certainement pas les filles qui essayent de rendre sa vie misérable. Puis il fait la connaissance de Nico, un étudiant en art qui emmène Brody à Everland, une « imitation de Narnia » qui ouvre ses portes à 23h21 chaque jeudi pour Nico et son groupe d’infidèles et de scélérats.
Ici, Brody trouve sa tribu et un répit hebdomadaire dans un monde où il ne se sent pas à sa place. Mais quand les portes de l’Everland commencent à disparaître, Brody est obligé de prendre une décision : il peut dire au revoir à Everland et à Nico, ou rester ici et risquer de ne plus jamais revoir sa famille.

Editeur : Macmillan Children’s Books
Date de sortie : 16 mai 2019
Genre : YA, contemporain, fantastique
Nombre de pages : 288

Radar à diversité : pp gay, ps gay, ps racisé-e-s, ps queer, ps agoraphobe, ps handicapé

L’avis de @planetediversite : L’autrice m’avait gentillement fait parvenir son roman et après avoir lu cette chronique, je vous invite à voir l’interview que j’ai pu faire avec elle.
Quand on m’a parlé d’un livre qui traite d’un monde qui ressemble à un mélange de Narnia et Neverland, je me suis jetée dessus. Everland est un monde que Brody peut visiter toutes les semaines à la même heure. Là-bas, le temps est infini et surtout il y trouve des personnes comme lui : des personnes (et beaucoup de personnes queer) qui fuient des situations difficiles. Brody n’a pas une vie facile chez lui et entre son homosexualité qu’il cache et sa famille qui fait à peine attention à lui car il est l’enfant du milieu, né être un frère surdoué et une soeur capricieuse.
A Everland, personne ne peut lui faire de mal et il peut être qui il veut. Brody y trouve une nouvelle famille qui semble le comprendre mieux que personne. Le livre parle beaucoup de la recherche d’identité des personnes queer et on peut facilement se mettre à la place de Brody.
Honnêtement, j’ai autant aimé les scènes à Everland que les scènes de Brody avec sa véritable famille. Il pense que personne ne s’intéresse à lui et j’ai trouvé certaines scènes vraiment très belles, notamment celles entre Brody et son grand frère.
Brody est un personnage auquel on s’attacha facilement mais il n’est pas parfait. Il a ses défauts comme le prouve parfois ses réactions face à son père qui est agoraphobe. Brody a de l’empathie et comprend qu’une maladie mentale ne peut pas se contrôler mais parfois, vu la situation financière compliquée, il a du mal à être compréhensif. J’ai trouvé que c’était assez réaliste cette frustration que l’on peut avoir face à ce qu’on ne contrôle pas. C’est bien la première fois que je vois un parent souffrir d’une maladie mentale dans un roman et j’ai été agréablement surprise.
Last Bus to Everland est un très beau roman sur la quête de soi et les combats invisibles que l’on mène chaque jour. Je vous conseille de lire ce roman mais aussi A la tombée du ciel qui est sortit en France il y a quelques mois et qui est aussi une très belle histoire.

8/10

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s