[DIVERSITHEQUE] Chronique de L’Esquisse du bonheur d’Akemi Dawn Bowman

Résumé : Kiko Himura ne s’est jamais sentie à sa place. Avec une mère qui la rabaisse tout le temps et son métissage japonais qui la rend différente aux yeux des autres, elle préfère se rendre invisible, certaine qu’une fois qu’elle aura intégré l’école d’art de ses rêves tout s’arrangera. Car Kiko mise tout sur son avenir, l’esquisse d’un bonheur si proche… Pourtant, quand elle croise par hasard Jamie, son amour d’enfance, et que sa mère lui annonce le retour dans leurs vies de la personne qu’elle déteste le plus au monde, c’est son passé qui resurgit…

Editeur : PKJ
Date de sortie : 6 juin 2019
Genre : Contemporain, YA
Nombre de pages : 368

Radar à diversité : pp américano-japonaise, anxiété, maladie mentale + #ownvoices

L’avis de @planetediversite : L’Esquisse du bonheur est un livre dont j’attendais la sortie française avec impatience. J’avais très envie de découvrir son autrice dont j’avais beaucoup entendu parler et je ne suis pas du tout déçue ! Peut-être parce que dans cette lecture plus je lisais à propos de Kiko et plus je lisais à propos de moi aussi.
Kiko, le personnage principal, est une fille métisse (américaine du côté de sa mère et japonaise du côté de son père) qui a de l’anxiété et qui adore l’art. Sa mère est une personne très narcissique qui rabaisse toujours ses enfants, qui ramène tout constamment à elle et qui, forcément, n’est pas très saine. Kiko en souffre beaucoup. Entre son grand frère qui prend tout à la légère, son petit frère très renfermé et son père qui a refait sa vie, Kiko est la cible préférée de sa mère qui critique tout aussi bien son apparence, ses dessins et ses moindres faits et gestes et qui est en plus raciste. C’est un personnage auquel il est facile de s’identifier.
Jamie, son meilleur amie d’enfance, revient en ville et c’est l’occasion pour Kiko de s’émanciper et de s’éloigner de la toxicité de sa mère. J’ai bien aimé son personnage. Il est vraiment attaché à Kiko même s’il ne comprend pas toujours ses crises d’angoisses. Mais je l’ai trouvé peut-être un peu trop « parfait » et j’ai un peu eu peur que le roman utilise l’histoire d’amour de Kiko et Jamie pour régler tous les problèmes de Kiko. Heureusement, ça n’a pas été le cas et j’ai beaucoup apprécié cette partie. J’ajoute aussi une chronique d’une personne concernée si ça peut vous aider à vous faire un avis.
Kiko parle beaucoup de la difficulté d’appartenir à deux cultures et son envie de connaître plus ses origines japonaises. Kiko se dénigre beaucoup (parce que sa mère le fait sans arrêt) et j’ai eu le coeur brisé en lisant les lignes où elle disait ne jamais pouvoir être jolie parce qu’elle était « trop japonaise ». Sa mère a des standards de beauté très occidentaux et c’est quelque chose que Kiko a emmagasiné comme la vérité absolue. La deconstruction de tout ça est hyper bien faite et très importante.
L’Esquisse du bonheur est un livre important qui traite de plein de sujets différents : racisme, narcissisme, anxiété, abus sexuels, divorce, famille toxique, abandon… Vous trouverez forcément quelque chose qui résonnera en vous et peut-être que le voyage de Kiko vous aidera peut-être.

8/10

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