[DIVERSITHEQUE] Chronique de The scorpion rules d’Erin Bow

Résumé : La première règle, pour éviter la guerre ? En faire une affaire personnelle… Très personnelle.
Duchesse de Halifax, princesse de la Confédératin panpolaire, mais surtout…otage. Je m’appelle Greta Stuart, et ma vie ne tient qu’à un fil. Il y a quatre cents ans, une série de terribles conflits liés au changement climatique a ravagé la planète : guerres, famines, inondations, exodes… Débordées, les autorités ont fait appel à une intelligence artificielle omnisciente pour tenter de mettre un terme au massacre. Mais Talis – c’est son nom – a vite pris son indépendance et le contrôle du monde. Désormais, il garde en otages les fils et filles des grands dirigeants de la planète. A la première déclaration de guerre, les héritiers des deux camps concernés sont froidement exécutés.
Il me reste seize mois à tenir, seize mois avant d’avoir dix-huit ans et de pouvoir quitter le Préceptorat où je suis prisonnière depuis l’âge de cinq ans. Mais l’arrivée d’un nouveau pensionnaire, venu du pays voisin du mien va tout changer. Elian, qui ne cesse de défier Talis, de mépriser les règles qui régissent notre existence, met nos vies à tous en danger. Malgré tout, son esprit de révolte est contagieux. La résistance serait-elle possible ? Car nous le savons touts : le pays natal d’Elian va forcément finir par déclarer la guerre au mien…

Editeur : Lumen
Date de sortie : 7 avril 2016
Genre : SF, dystopie, YA
Nombre de pages : 408

Radar à diversité : pp bisexuelle, F/F, love interest asiatique

L’avis de @planetediversite : The Scorpion Rules est un roman que j’ai lu dès sa sortie et en écrivant cette chronique, je me dis que peut-être j’aurais dû le relire avant de poster mon avis. Mais tant pis, on va faire avec, non ? Après la vague de livres dystopiques plutôt moyens à laquelle nous avons eu le droit il y a quelques années, je dois avouer que maintenant je choisis mes dystopies avec beaucoup plus de soin que les autres livres et j’étais moyennement emballée en commençant ce livre mais The Scorpion Rules utilise beaucoup de clichés du genre pour les retourner.
Ici, on est donc dans un monde mourant dirigé par une intelligence artificielle du nom de Talis. Cette I.A a recourt à des méthodes assez étranges pour garder l’espèce humaine en vie et pour maintenir la paix, elle a pris en otages les enfants des dirigeants mondiaux. Si un pays déclare la guerre, l’enfant sera assassiné. On réfléchit donc à deux fois avant de déclencher un conflit.
On suit dont Greta, une des otages en question, qui vit dans un monastère et qui aura bientôt dix-huit ans et pourra enfin retrouver sa liberté. C’était avant l’arrivée d’Elian.
Comme je le disais au-dessus, l’autrice utilise beaucoup de clichés pour en faire quelque chose de plus poussé et plus réfléchi. Par exemple, Elian qui dans un simple roman de YA aurait été le bad boy et love interest de l’histoire, n’en ait rien. C’est un personnage bien plus creusé que le stéréotype qu’il est censé incarné. C’est un garçon courageux, très têtu mais qui a aussi beaucoup de peurs qu’on découvre au fil du roman.
Greta m’a semblé parfois un peu ennuyeuse et j’ai eu du mal à m’attacher à elle au début. Malgré son statut de leader, je l’ai trouvé plus passive qu’Elian qui lui veut se rebeller à tout prix. Elle prend plus d’assurance par la suite et j’ai commencé à l’apprécier de plus en plus.
Qui dit YA publié en 2015 dit aussi triangle amoureux. Mais celui-ci ne m’a pas tellement dérangé car la romance prend vraiment une petite partie du roman. J’aurais aimé que Greta et Xie, sa meilleure amie, ait un peu plus d’alchimie mais au final, j’ai apprécié leurs scènes ensemble.
Je dirais que la vraie réussite de ce roman est vraiment Tallis. C’est évidemment le « méchant » de l’histoire et il m’a souvent fait penser à Deadpool. C’est un personnage à la personnalité horrible mais il est aussi très drôle et sarcastique. J’ai beaucoup aimé en apprendre plus sur cette A.I au fil de l’histoire et comme j’adore les méchants un peu ambigus, j’ai adoré ce personnage.
J’ai tout de même trouvé que le roman manquait certaines explications et en même temps nous en donnait trop. La première moitié du roman, où on découvre cet univers futuriste, est beaucoup plus addictive que la deuxième où j’ai eu plus de mal à avancer.
Je dois avouer que je n’ai jamais lu le second tome de cette duologie et écrire cette chronique m’a donné envie de replonger dans l’univers pour peut-être avoir ce qui m’a manqué dans ce premier tome (plus de scènes entre Greta et Xie). En tout cas, si vous pensez savoir comment se déroule ce roman parce que c’est une dystopie avec des adolescents, vous vous trompez totalement et je ne peux que vous conseiller ce roman qui m’a réconcilié avec le genre malgré de gros défauts.

6,5/10

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