[DIVERSITHEQUE] Chronique de 54 minutes de Marieke Nijkamp

Résumé : 10 h 08 – KEVIN
Mec, il se passe quoi ? Reponds-moi !

10 h 09 – SYLVIA
Tyler est revenu

10 h 11 – MATT.
Claire j’ai trop peur. Il tire sur les gens. Qu’est-ce que je fais ? CLAIRE DECROCHE S’IL TE PLAIT !

10 h 27 – AUTUMN
Ca ne peut pas etre vrai. Ca ne peut pas etre Ty. Ca ne peut pas etre mon frere.

10 h 30 – TYLER
Aujourd’hui vous m’appartenez tous.
Aujourd’hui vous allez m’ecouter.

Editeur : Hachette romans
Date de sortie : 2 novembre 2017
Genre : Contemporain, YA
Nombre de pages : 304

TW : fusillade dans un lycée

Radar à diversité : couple F/F + #ownvoices, POC, handicap, maladie mentale

L’avis de @planetediversite : Ce livre me faisait de l’œil depuis sa sortie VO mais je dois dire que le thème me faisait un peu peur. J’espérais que l’autrice le traite de la bonne façon. Marieke Nijkamp est la créatrice de @WeNeedDiverseBooks qui a un peu été à l’origine de tout le discours sur la diversité dans la littérature YA, j’avais hâte de me plonger dans un de ces romans.
54 minutes est le titre du livre, c’est aussi le temps que dur cette tuerie dans un lycée d’Alabama. On y suit quatre personnages au cours de cette heure horrible mais surtout on y découvre ce qui a poussé le tueur a faire ce qu’il a fait. Et je n’ai pas aimé le traitement de ce personnage que j’ai trouvé sans réelle motivation. Il est méchant pour être méchant, voilà tout et si ça peut passer dans un univers de fantasy, dans une tuerie d’école, ça passe moyen. On ne se réveille pas un matin avec l’envie de tirer sur ses camarades de classe.
Cependant, le livre se lit très vite car on a toujours envie de savoir ce qu’il va se passer et si les personnages que l’on suit vont survivre à tout ça. On a quelques retournements de situation bien placé qui rende le livre addictif autant qu’il donne une sensation de malaise surtout quand on se souvent que c’est une situation courante aux Etats-Unis.
Comme je le disais en parlant du tueur, les personnages de ce roman sont assez manichéens. On a le tueur méchant et les victimes gentilles qui n’ont pas fait une seule mauvaise chose de leur vie. Et si j’ai particulièrement apprécié Autumn et Sylvia, le couple de filles, je ne me suis pas attachée aux autres personnages.
Niveau diversité, l’autrice soulève quelques questions intéressantes. Un personnage pense notamment au fait que son meilleur ami musulman sera peut-être considéré comme le tueur. On parle aussi des élèves en situation de handicap et de comment les sortir de là. On soulève aussi la question du white privilège.
54 minutes n’est pas un roman pour tout le monde. Et même si je l’ai addictif, l’histoire était sous-développée tout comme les personnages. J’ai aussi vu des lecteur-trice-s remettent en cause la crédibilité de la fusillade avec quelques décisions illogiques de la part de l’autrice. Je le vous conseille quand même si c’est un thème qui vous intéresse et si vous voulez le découvrir par vous même !

6/10

Un commentaire

  1. J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte et blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésitez pas à visiter mon univers. Au plaisir.

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