[DIVERSITHEQUE] Chronique de Juliet Takes a Breath de Gabby Rivera

Résumé : Juliet Milagros Palante quitte le Bronx et se dirige vers Portland, en Oregon. Elle vient de faire son coming-out à sa famille et ne sait pas si sa mère lui parlera de nouveau. Mais Juliet a un plan, en quelque sorte, qui l’aidera à comprendre ce que doit être une «lesbienne portoricaine». Elle fait un stage chez l’autrice de son livre préféré : Harlowe Brisbane, l’autorité suprême en matière de féminisme, de corps des femmes et d’autres sujets à consonance homosexuelle.
Juliette sera-t-elle capable de comprendre sa vie au cours d’un été magique ? Est-ce que c’est possible ? Ou est-ce qu’elle fuit tous les problèmes qui semblent trop gros pour être traités ?
Avec plus de questions que de réponses, Juliet s’attaque à Portland, à Harlowe et, plus important encore, à elle-même.

Editeur : Riverdale Avenue Books
Date de sortie : 18 janvier 2016
Genre : YA, contemporain
Nombre de pages : 276

Radar à diversité : pp lesbienne et latinx + #ownvoices, polyamour, POC

L’avis de @planetediversite : Juliet, 19 ans, est une jeune lesbienne portoricaine qui découvre le féminisme grâce au livre d’Harlowe Brisbane et va passer un été chez l’autrice qui lui a ouvert les yeux sur son homosexualité. Harlowe Brisbane est une hippie blanche et cis et son livre est souvent décrié par les féminismes trans et racisées qui ne se retrouvent pas vraiment dans son féminisme.
Arrivée à Portland, Juliet découvre une communauté queer importante. C’est un livre hyper intéressant à lire si vous voulez en savoir plus sur l’inclusivité et sur le white féminisme. Car la communauté queer racisée va aider Juliet à découvrir qui elle et comment définir son identité si elle le veut.
C’est le livre parfait si vous voulez être immergés au sein de la communauté queer. Ici il n’y a pas une ou deux scènes mais des tas. On parle aussi des espaces réservées aux femmes racisées qui leur permet d’avoir un espace de parole safe et de leur importance. C’est un roman qui célèbrent les femmes de couleur et qui détruit les stéréotypes. Juliet lutte beaucoup pour déconstruire ce qu’elle a apprit avec Harlowe.
Lorsque Juliet fait son coming-out, c’est aussi le soir où elle part pour Portland. C’est par téléphone qu’elle et sa mère parlent la plupart du temps. Sa mère l’accepte difficilement et j’ai trouvé qu’il y avait tellement de vérité dans leur dialogue, je pense que beaucoup pourront se trouver dans ces échanges.
Que serait un contemporain YA sans une petite romance ? Kira, la libraire qui fait de la moto, et Juliet sont vraiment mignonnes ensemble et leur histoire d’amour ne prend jamais le pas sur le point central de l’histoire. C’est plutôt en arrière-plan.
On a aussi un couple polyamoureux avec Harlowe et j’ai beaucoup aimé la façon dont c’était traité et en même temps, Juliet se pose beaucoup de questions là-dessus. C’est vraiment un roman où, avec Juliet, on apprend ce qu’est le féminisme intersectionnel, le polyamour et d’autres choses.
En ce mois des Fiertés, si vous cherchez un espace safe où on honore la communauté LGBTQ+ d’une façon inclusive pour tout.e.s alors ce livre est fait pour vous ! Juliet Takes a Breath c’est aussi un roman où le personnage principal se cherche beaucoup, se pose beaucoup de questions et est toujours soutenue par différents personnes queer. Bref, ne passez pas à côté !

8/10
Niveau d’anglais :
★☆☆☆☆

4 commentaires

  1. […] L’avis de @planetediversite : Ce roman avait tout pour me plaire : de la diversité, une époque assez cool sur les rriot girl et une héroïne qui se déconstruit et se découvre. Mais ce roman a aussi tout fait de travers puisqu’il commence par du « girls on girls hate » inutile. Je me suis dis que ça commençait mal mais que peut-être le personnage principal Tabitha allait justement apprendre que c’était sexiste et anti-féministe au fil du roman. Alors, je n’ai pas refermé le livre tout de suite. J’aurais dû. Tabitha rejoint donc un meeting Riot Grrrl après un concert punk où elle rencontre notamment Jackie, une femme noire dont elle va tomber amoureuse. Alors déjà Jackie est biphobe, elle explique à Tabitha que comme elle n’est sortie qu’avec deux filles, elle est forcément lesbienne. Ah. D’ailleurs on remarquera que la bisexualité du personnage principal a complètement été effacé du résumé du livre (« elle n’est pas intéressée par les garçons »). Le personnage principal explique aussi à sa copine qu’elle s’est fait agressée et Jackie répond tout simplement que ce n’est pas si grave et qu’il vaut mieux qu’elle passe à autre chose. Ok, ok. Plusieurs fois, on demande à Jackie d’ »ignorer le racisme », parce que bon « ça arrive tout le temps ». A quel moment, est-ce que c’est une phrase à dire ? Le meilleur passage doit rester celui où une femme blanche explique à Tabitha le racisme que subit Jackie alors même que Jackie le lui a expliqué plusieurs fois. La seule chose à garder de ce roman c’est la représentation positive du corps gros. Au début de l’histoire, Tabitha a pas mal de haine envers son corps et n’a pas vraiment confiance en elle. Elle va apprendre à s’aimer (bon surtout grâce à l’amour de Jackie mais bon) avec le temps. On ne parle à aucun moment de régime ou de perdre du poids pour s’accepter et ça c’est une bonne chose. Ce roman promettait beaucoup et n’a rien donné. On est sur du féminisme de femmes blanches et cis qui n’apporte rien et fait même plus de mal que de bien. Je ne vous le conseille évidemment pas et si vous cherchez un roman YA qui parle de féministe ET qui inclut toutes les femmes vous pouvez vous tourner notamment vers : Juliet Takes a Breath de Gabby Rivera. […]

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