[DIVERSITHEQUE] Chronique de Red, White & Royal Blue de Casey McQuiston

Résumé : Le Premier Fils de l’Amérique, Alex Claremont-Diaz est la chose la plus proche d’un prince de ce côté-ci de l’Atlantique. Avec sa soeur intrépide et la petite-fille du vice-président, ils sont le Trio de la Maison Blanche, une belle stratégie marketing pour sa mère, la présidente Ellen Claremont. Les devoirs sociaux ont des inconvénients, notamment lorsque des photos d’une confrontation avec son prince, ennemi de longue date, le prince Henry, lors d’un mariage royal, se glissent dans les journaux à scandale et menacent les relations américano-britanniques.
Le plan pour limiter la catastrophe : la mise en scène d’une fausse amitié entre le Premier Fils et le Prince. Alex est assez occupé à gérer les opposants assoiffés de sa mère et ses propres ambitions politiques sans qu’aucun royal ne le ralentisse. Mais sous le charmant vernis du Prince Henry, il y a un excentrique au cœur tendre, au sens de l’humour aride et aux fantômes qui le hantent.
Alors que la présidente Claremont lance sa candidature à la réélection, Alex se retrouve plongé dans une relation secrète avec Henry qui pourrait faire dérailler la campagne et bouleverser deux nations. Et Henry remet tout en question pour Alex, un mec charmant et impulsif qui pensait tout savoir : que vaut le sacrifice ? Comment faire tout le bien possible ? Et surtout, comment l’histoire se souviendra-t-elle de vous ?

Editeur : St Martin’s Griffin
Date de sortie : 14 mai 2019
Genre : Contemporain, adulte
Nombre de pages : 432

TW : crises de panique, anxiété, outing, homophobie

Radar à diversité : pp latinx, pp bisexuel, TDAH, pp gay + autrice queer

L’avis de @PlaneteDiversite : Merci à NetGalley qui m’a envoyé l’ARC de ce roman il y a plusieurs semaines.

Dans ce roman, on suit donc Alex, le personnage principal du roman qui est aussi le fils de la première présidente des Etats-Unis. Il est né d’un père mexicain et d’une mère américaine. Lui, sa grande soeur June, et sa meilleure amie (petite-fille du vice-président) Nora, sont le trio inséparable de la Maison Blanche. Alex est très engagé politiquement et suit la carrière de sa mère de près. C’est un univers parallèle au nôtre (puisque malheureusement non, il n’y a pas de femme à la Maison Blanche) mais on y ressent l’optimisme qu’à voulu nous montrer l’autrice.
Alex a aussi un ennemi juré, quelqu’un qu’il ne supporte pas : le prince Henry d’Angleterre. Et lorsque les deux doivent se rencontrer pour une affaire diplomatique, tout tourne à la catastrophe et les deux hommes doivent prétendre être amis pour éviter un conflit entre les deux pays.
Pour faire simple, j’ai adoré tous les personnages de ce roman. Alex est un personnage hyper intéressant à suivre et derrière son sarcasme et son humour, il y a quelqu’un qui veut faire ce qu’il y a de mieux pour sa famille. Son développement tout au long du roman fait de lui un personnage complexe et qui hyper réel.
Tandis qu’Henry, lui, est presque tout son contraire. Ayant grandi dans une famille royale, on sent qu’il n’a pas beaucoup de liberté, il n’a jamais fait son coming-out et il a un poids immense sur les épaules. Il s’inquiète beaucoup de ce que l’Histoire retiendra de lui, sans compter sur le pression de sa famille et de son pays tout entier.
Vous savez à quel point j’aime le trope « hate-to-love » et celui-ci est fait avec tellement d’habileté. Toutes les scènes entre Alex et Henry sont absolument adorables. Vous ne pourrez pas rester indifférent face à leur histoire. Même les emails et les SMS qu’ils s’envoient sont plein de tendresse et ils apprennent à se confier petit à petit. Malgré que le couple fasse face à certains réticents, on sent que tout est possible.
Les personnages secondaires sont tout aussi géniaux. On a les parents d’Alex qui sont d’un soutien sans faille tout au long du roman. Nora, la soeur d’Alex, qui est définitivement la maman du groupe d’amis et j’adorerais avoir un sequel consacré à elle. Il y a aussi June, la meilleure amie d’Alex, elle est aussi bie et c’est une geek hilarante. Ce sont des femmes fortes et intéressantes et j’ai adoré apprendre à les connaître.
Tous les personnages ont leur importance, leur identité et leur propre histoire ce qui rend tout ça encore plus réel.
Mais Red, White & Royal Blue est aussi un roman qui aborde des sujet importants. On y découvre le cheminement d’Alex qui découvre sa bisexualité (j’ai d’ailleurs beaucoup aimé le fait que les personnages avaient la vingtaine, on y montre que tout le monde ne découvre pas sa sexualité pas pendant l’adolescence). On parle du fait d’avoir des enfants d’immigrés à la Maison Blanche. La politique ayant une forte présence dans ce roman, les personnages parlent de racisme, de genre et des responsabilités que doivent prendre les politiques face à certains engagements.
Honnêtement, Red, White & Royal Blue est l’un des meilleurs contemporains que j’ai pu lire. Tout y est très optimiste, drôle et réaliste. J’y ai retrouvé tout ce que j’aimais en un seul livre : une romance adorable, de la diversité, le trope « hate-to »love », des discours importants et deux garçons très amoureux l’un de l’autre. Que demandez de plus ?

« In an instant of sudden, vivid clarity, he can’t believe he ever thought he was straight. »

10/10
Niveau d’anglais : ★★☆☆☆

2 commentaires

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