[DIVERSITHEQUE] Chronique de L’oeillet de velours de Laura Carlin

Résumé : Hester White est une jeune femme pleine de ressources et désire ardemment quitter les bas-fonds de Londres où, depuis peu, trop de gens disparaissent sans raison. Lorsque sa route croise celle de la riche famille des Brock, elle n’hésite pas une seconde. Les Brock décident de la prendre sous leur aile et c’est la mystérieuse Rebekah Brock qui se charge de son éducation. Au fil des jours, Hester et Rebekah se rapprochent et vont chercher à résoudre l’énigme de ces disparitions qui inquiète tant Londres. Leur enquête les entraînera au cœur d’un secret bien plus sombre que tout ce qu’elles avaient pu imaginer… et leur révélera, par la même occasion, leurs véritables aspirations.

Editeur : Milady
Date de sortie : 13 mars 2019
Genre : Historique, mystère
Nombre de pages : 512

Radar à diversité : romance F/F

L’avis de @planetediversite : L’autrice nous embarque dans le Londres des années 1830 avec une telle plume qu’on fini presque par sentir les odeurs répugnantes des rues.
Hester White, une jeune fille éduquée qui a perdu ses parents et a grandi dans la misère, se retrouve à travailler pour la famille Brock, une famille aristocrate. Pour prouver que les miséreux peuvent apprendre, le frère Brock demande à sa soeur, Rebekah, de lui donner des cours de lecture et d’écriture. Hester fait semblant d’être illettrée pour ne pas avoir à retrouver dans le quartier pauvre d’où elle vient.
Jusqu’au jour où Hester et Rebekah se retrouvent à enquêter sur les disparitions étranges qui secouent Londres depuis plusieurs mois.
J’ai beaucoup apprécié les personnages d’Hester et Rebekah. Hester n’a pas eu vraiment de chance dans sa vie, après avoir perdu ses parents, elle a vécu bien loin du manoir où elle avait grandi dans des conditions douteuses. Mais elle reste une jeune fille tenace, qui veut se sortir de sa situation. Grâce à elle, on voit la distinction entre les classes londoniennes et la façon dont sont traités et jugés les gens pauvres. On parle aussi de la place des femmes dans cette société puisque Rebekah a presque trente ans et n’est toujours pas mariée et se prend des remarques de son oncle, de son frère et d’autres bourgeois. C’était vraiment rageant à lire.
Le côté enquête et le côté romance ne se mêlent pas vraiment. Lorsque les deux jeunes filles investiguent, elles laissent leur attraction de côté. Donc si c’est le côté mystère à Londres qui vous intéresse le plus, vous ne serez pas gêner par l’histoire d’amour.
En parlant d’histoire d’amour, on sent qu’Hester tombe amoureuse plutôt vite de Rebekah (et vice-versa) mais il faut attendre plus de la moitié du roman pour que quelque chose passe entre elle. La romance n’a vraiment pas une grande place ici même si Hester passe son temps à décrire à quel point elle trouve Rebekah belle et intelligente et douce et forte et… Au bout d’un moment, ça tape un peu sur le système.
J’ai aussi été un peu déçu par le plot twist juste avant la fin qui, j’ai trouvé, ne sert qu’à faire pleurer dans les chaumières. Et même si j’ai eu la fin que je voulais, ça m’a semblé inutile.
Pour finir, L’oeillet de velours est un roman très atmosphérique avec des descriptions parfois assez gore et emporté par deux héroïnes féminines attachantes et intéressantes. Si vous aimez l’époque victorienne, le mystère et l’amour alors ce roman est pour vous !

7/10

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