[DIVERSITHEQUE] Chronique de Le garçon et la ville qui ne souriait plus de David Bry

Résumé : Paris. XIXème siècle. L’Église de la Norme a parqué tous ceux qui ne sont pas conformes à la Cour des Miracles. Romain, 15 ans, est fasciné par ceux que l’on nomme les anormaux. Quand il apprend l’existence d’un complot visant à les éliminer, il décide de tout faire pour les aider. Romain fuit chaque nuit sa demeure bourgeoise et confortable, pour rejoindre la Cour des Miracles où vivent les anormaux – fous, difformes, obèses, et autres parias parqués là par les Lois de l’Église. Le soir de ses quinze ans, il découvre qu’un terrible complot vise les habitants de la Cour. Des coupe-gorges de Mouffetard aux ruines de Notre-Dame, il devra compter sur son ami Ambroise, sur Joséphine, Lion et Akou, pour lever le voile sur la conjuration et échapper aux terribles Lames Noires, à la solde de l’archevêque de Paris. Dans un monde assombri par la peur et l’intolérance, le salut peut-il venir de quelques adolescents en quête d’amour et de liberté ?

Editeur : Lynks
Date de sortie : 10 janvier 2019
Genre : Historique
Nombre de pages : 362

Radar à diversité : homosexualité masculine, POC, ps grosse, handicap…

L’avis de @littleandthemoon : Pour être honnête, je ne sais même pas comment commencer cette chronique tant j’ai détesté ce livre. « Détester » est peut-être un mot un peu trop fort pour un roman dont je me suis fiché du début à la fin.
On suit donc Romain un jeune garçon des quartiers aisés qui chaque nuit s’échappe pour se rendre à la Cour des Miracles, là où vivent les « anormaux ». Il y a une Police de la Norme et dès qu’une personne a le malheur d’être un peu différente, elle se retrouve à vivre là-bas.
Alors pour commencer, je ne me suis pas du tout attachée à Romain. La vérité, c’est que je ne suis attachée à aucun des personnages car on n’apprend jamais vraiment à les connaître. Les scènes défilent sans profondeur. Les sentiments des personnages sont décrits mais on ne les ressent jamais vraiment. Pourtant Romain aurait pu être intéressant, il est le fils du chef de la police et gay, quelque chose de compliqué à vivre puisque ses parents attendent beaucoup de lui. Mais… rien. Il est intéressant à suivre mais pas attachant.
Le récit lui va beaucoup trop vite. Tout arrive trop vite et tout se résout tout vite surtout à la fin du roman où tout se boucle en quelques pages.
Le gros point noir pour moi reste la « romance ». La dernière phrase du livre parle de deux garçons « heureux et amoureux ». Amoureux ? Où ça ? Il n’y a aucune scène de romance entre Romain et Lion. Presque aucun moment où les deux garçons sont seuls. On sait que Romain est amoureux de Lion mais le contraire se ressent à peine.
L’autre problème a été que Romain continue d’user du terme « les anormaux » tout au long du roman alors qu’il est censé être contre ce traitement des personnages. Ça m’a vraiment dérangé. Tout comme les moqueries incessantes sur le poids de Joséphine.
Ah oui ! J’ai encore trouvé quelque chose d’agaçant dans ce roman : l’argot des « anormaux » qui est insupportable. Sur trois pages, ça passe, sur tout un roman ça m’a saoulé.
Le seul point positif de cette histoire a été pour moi la réaction du père de Romain qui reste assez émouvante.
La conclusion ne sera pas compliquée à deviner. Cependant, c’est un roman qui a reçu de nombreuses bonnes critiques alors je me doute que le problème avec ce livre vient de moi. Je ne vous le déconseille pas au final, tentez votre chance avec lui. Pour moi, ça ne l’a pas du tout fait.

3/10

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