[DIVERSITHEQUE] Chronique de Dread Nation de Justina Ireland

Résumé : Jane McKeene est née deux jours avant que les morts ne commencent à parcourir les champs de bataille de Gettysburg et de Chancellorsville, faisant dérailler la guerre entre les États et transformant à jamais l’Amérique. Dans cette nouvelle nation, la sécurité pour tous dépend du travail de quelques-uns, et des lois comme celle sur la rééducation des Natifs et des Noirs obligeant certains enfants à fréquenter les écoles de combat pour apprendre à mettre les morts à mort. Mais il existe également des possibilités – et Jane étudie pour devenir une préposée, formée à la fois en armement et en étiquette afin de protéger les bourgeois. C’est une chance de vie meilleure pour des filles noires comme Jane.
Mais ce n’est pas la vie que Jane veut. Ayant presque terminé ses études à l’école de combat de Miss Preston à Baltimore, Jane est sur le point de rentrer dans sa ville d’origine, dans le Kentucky, et ne prête pas beaucoup d’attention à la politique des villes de l’est, qui parlent de ramener l’Amérique à la gloire de son époque. Mais lorsque les familles autour du comté de Baltimore commencent à disparaître, Jane est prise au piège d’un complot et les morts-vivants, semble-t-il, sont le dernier de ses problèmes.

Editeur : Balzer + Bray
Date de sortie : 3 avril 2018
Genre : Historique, fantastique
Nombre de pages : 455

TW : racisme

Radar à diversité : pp noire, bisexualité, ps ace/aro + autrice noire

L’avis de @littleandthemoon : Je commencerais cette chronique en rappelant qu’elle n’est pas #ownvoices. Je ne suis pas une personne racisée et le thème du racisme ayant une place prédominante dans ce roman, il me semblait bon de le rappeler.
Dread Nation se passe à la fin des années 1800 alors que, des années plus tôt, des morts se sont réveillés sur les champs de bataille de la Guerre de Sécession. Lorsque l’histoire commence, l’invasion des morts semble être sous contrôle grâce une loi qui oblige les natifs américains et les personnes noir·e·s à se battre contre eux pour défendre les villes et donc les Blancs qui se cachent.

Ce que j’ai aimé :

→ Jane : C’est la protagoniste de l’histoire et une sacrée jeune fille. Au début du roman, elle est élève dans une école de combat. C’est un personnage complexe, sarcastique, intelligente, qui ment pour se sortir de situations délicates, qui sait prendre les bonnes décisions quand il le faut et qui parfois est un narrateur peu fiable. Elle a une relation compliquée avec sa mère (une femme blanche) qu’on découvre grâce à quelques flashbacks. C’est le personnage idéal à suivre dans ce roman. Sa bisexualité est mentionnée plusieurs fois au cours du roman bien que le roman ne contienne aucune histoire d’amour.
→ Katherine : Le deuxième personnage principal de ce roman n’est pas le love interest de Jane mais sa meilleure ennemie/amie. C’est une femme noire à la peau assez claire pour se faire passer pour une femme blanche, ce qu’elle vit d’ailleurs assez mal car elle ne trouve sa place ni d’un côté, ni de l’autre. Elle est aussi asexuel et/ou aromantique (même si la terminologie n’est jamais utilisé, ça reste clair dans le roman). Sa relation avec Jane est très intéressante et se construit au fur et à mesure du roman. Les deux jeunes femmes apprennent à compter l’une sur l’autre et leur amitié est agréable à suivre. C’est un personnage avec beaucoup de ressources que vous allez adoré.
→ Le racisme : C’est un des thèmes prédominants du roman (en plus du sexisme et autres oppressions) qui aborde avec justesse l’oppression raciale de l’époque. L’autrice ne passe pas par quatre chemins pour dénoncer le traitement des personnes noir·e·s et je vous conseille de lire l’avis d’une concernée avec l’article A Tale of Two Americas d’Alex Brown que vous trouverez ici.
→ Les lettres : Chaque chapitre commence avec la correspondance de Jane à sa mère, ses lettres ajoutent une vraie dimension émotionnel que j’ai beaucoup apprécié.
→ Les personnages secondaires : On en découvre beaucoup, surtout dans la deuxième partie du roman, et certains m’ont beaucoup marqué notamment les femmes de la maison close comme The Duchess ou Ida. L’autrice a vraiment un don pour mettre des personnages incroyables en avant.
Dread Nation est un roman plein d’action que vous aurez du mal à reposer, qui met en avant des personnages racisé·e·s et complexes, bien loin des clichés habituels du YA. Le world-building se fait naturellement et si comme moi, vous n’êtes pas fan des zombies et que vous hésitez pas à commencer ce livre, laissez-moi dire une seule chose : FONCEZ.

8,5/10

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