[DIVERSITHEQUE] Chronique de Girls of Paper and Fire de Natasha Ngan

Résumé : Dans cette fantaisie luxuriante, Lei fait partie de la caste de i, la classe la plus basse et la plus opprimée d’Ikhara. Elle vit dans un village isolé avec son père, où le traumatisme d’avoir vu sa mère se faire arracher par des gardes royaux la hante toujours. Maintenant, les gardes sont de retour, et cette fois, c’est elle, Lei – la fille aux yeux dorés qui a piqué l’intérêt du roi.
Au cours de semaines d’entraînement dans ce palais cossu mais étouffant, Lei et huit autres filles apprennent les techniques et le charme qui s’imposent pour être la compagne d’un roi. Mais Lei ne se contente pas de regarder son destin la dévorer. Au lieu de cela, elle fait l’impensable – elle tombe amoureuse. Son amour interdit se mêle à un complot explosif qui menace les fondements mêmes d’Ikhara, et Lei doit décider jusqu’où elle est disposée à aller pour obtenir justice et vengeance.

Editeur : Jimmy Patterson Books
Nombre de pages : 336
Genre : Fantasy
Date de sortie : 6 novembre 2018

TW : abus sexuels, violence

Radar à diversité : romance f/f, pp asiatique + #ownvoices

L’avis de @littleandthemoon : Girls of Paper and Fire faisait parti des livres que j’attendais avec la plus grande impatience pour cette année, je me suis donc jetée dessus dès sa sortie.

Ce que j’ai aimé :

→ L’univers : Inspiré de l’Asie, le monde dans lequel se déroule ce roman est fascinant. Déjà, il est divisé en trois castes : les Papiers (les humains), les Aciers (les mi-démons, mi-humains) et les Lunes (entièrement démons et ressemblant donc à des animaux). On ressent rapidement les oppressions et les discriminations que subissent la caste de Papier. Elle est relayée au second plan et les humains sont peu respectés par les autres. On y retrouve beaucoup de notre monde à nous dans celui-ci.
C’est aussi une ode à la culture asiatique. Les vêtements, la nourriture, les traditions… L’autrice fait passer beaucoup de sa culture dans son roman et j’ai adoré me transporter à Ikhara.
→ Lei : Elle est le personnage principal. Elle a vu sa mère se faire enlever par la Garde royale des années auparavant et subit le même sort. Elle a été choisi pour devenir l’une des concubines du roi avec huit autres filles de la caste de Papier. Elle doit donc apprendre les rudiments de la haute société mais aussi comment satisfaire le roi. C’est un personnage pour qui on s’attache rapidement. Elle résiste, elle combat son malheureux destin à sa façon. En tombant amoureuse de l’une des autres filles, elle se découvre elle-même et se rebelle en même temps. J’ai adoré suivre l’histoire de son point de vue. Elle cherche la vérité sur sa mère et n’accepte jamais son sort malgré qu’on lui demande à plusieurs reprises de courber l’échine.
→ Les thèmes : C’est le point fort du roman. Il aborde de nombreux thèmes importants et plein de sens. Le viol a une place importante dans le récit car les concubines doivent coucher avec le roi et souvent, très souvent, elles ne sont pas consentantes. Les scènes ne sont pas décrites mais on ressent les émotions des personnages à travers Lei. L’autrice y décrit le viol comme une envie de pouvoir, d’asservissement de l’autre qui n’a rien avoir envie l’envie ou le désir. On y parle de misogynie, de ces hommes qui utilisent leurs filles pour gagner une meilleure place auprès du roi. On y dénonce l’homophobie féminine.
Mais surtout, on crie haut et fort qu’il faut se battre, pour soi-même, pour les autres. On y apprend que notre corps nous appartient peu importe ce qu’on nous dit.
Girls of Paper and Fire est une vraie pépite pleine de leçons à tirer. Voir ces deux filles tomber amoureuses envers et contre tout dans un monde qui déteste leur statut, qui déteste qui elles sont et qui leur interdit de le faire a été une super aventure.

10/10

« It is a story about love and friendship, about trauma and despair. It is a story about finding hope in the most hopeless of times. More than anything, it is a story about female oppression and empowerment. The girls in the book each discover their own forms of power and expression in a world that would give them none » – Natasha Ngan

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