[DISCUSSION] Les mauvaises représentations de la santé mentale

La diversité et les représentations s’améliorent de jour en jour dans la littérature YA (bon en France, c’est toujours pas ça, hein) mais parfois ces représentations sont faites de la pire façon qui soit. C’est quelque chose qu’on retrouve beaucoup dans les livres où un personnage a une maladie mentale (bipolarité, autisme, anxiété, dépression…) et que l’auteur-trice n’est pas quelqu’un de concerné-e ou qui a fait très peu de recherches sur le sujet pour au final nous pondre un livre bourré de clichés et de tropes indescents dont deux en particulier qui me font tiquer à chaque fois. Pour cet article, je parlerais uniquement des maladies pour lesquelles je suis concernée.

1. La romantisation de la maladie

L’anxiété n’a rien à voir avec les douces crises de panique calmé par le câlin de celui ou celle qu’on aime.
La dépression ne consiste pas à rester dans le noir et pleurer sous la couette qu’un bon chocolat chaud et un film netflix peut résoudre.
Le trouble de stress post-traumatique ce n’est pas seulement des flashbacks, c’est aussi perdre complètement pied sans
Ce n’est pas juste le maquillage qui coule à cause des larmes…
La présence de quelqu’un qu’on aime peut être un réconfort mais ce n’est pas la solution magique à la maladie. Ce n’est pas en tombant amoureu-se-s que la maladie va subitement disparaître.
La maladie c’est aussi ne pas pouvoir se lever, se laver, manger… C’est aussi parfois ne vouloir voir personne et surtout pas la personne qu’on aime.
Une maladie mentale n’est pas un trait de caractère que les auteur-trice-s peuvent utiliser pour rendre le personnage principal ou le love intest plus intéressant.

ex: Gone Girl de Gillian Flynn, Twilight de Stephanie Meyer

2. La démonisation de la maladie et des médicaments

Oui, certain-e-s d’entre nous doivent prendre des médicaments pour espérer une journée sans crise de panique ou sans pensées négatives et donner une stabilité nécessaire pour ne pas perdre pied. Les médicaments font parti du processus de guérison, demandez-rien vous à une personne avec une maladie physique de ne pas prendre d’anti-douleurs ? Ce n’est pas un signe de faiblesse, ni d’échec.
Je rajouterais que le « méchant » d’une histoire ne peut pas l’être qu’à cause de sa maladie. Là, encore l’utilisation de la maladie pour rendre quelqu’un méchant/faire de lui l’antagoniste de l’histoire prouve que l’auteur-trice ne s’est aucunement renseigné-e sur la maladie en question et démonise encore un peu plus les personnes touchées.

ex : Everything Everything de Nicola Yoon, Je t’ai rêvé de Francesca Zappia

Livres que je conseille et qui traitent de maladies mentales :

4 commentaires

  1. Tu as écrit « c’est aussi perdre complètement pied sans », c’était volontaire ou la fin de la phrase est partie? Ça m’intéressait particulièrement, car j’essaie d’écrire un perso avec un TSPT, et je n’ai pas d’expérience liée à ça.

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